Home

Retour vers la page des liens

Une petite bestiole aux grands effets.

Êtes-vous suffisamment informé sur le danger potentiel que représentent les tiques? La communauté scientifique internationale craint que la borréliose ou maladie de Lyme, devienne le fléau du 21e siècle. Selon l'OFSP, 10'000 nouveaux cas de borréliose sont recensés chaque année, mais probablement bien davantage restent ignorés. Ceci place la Suisse en tête des pays européens les plus touchés. Cette maladie encore méconnue et dont l'impact est beaucoup plus important que celui du VIH, ne fait pourtant l'objet d'aucune prévention.

Il faut dire que dans un pays à vocation touristique, la tique ne fait pas recette. Cependant, au cours du seul printemps 2018, je me suis fait attraper par une dizaine de ces petits vampires. Cette situation m'a conduit à vouloir publier cette page d'alerte qui sera régulièrement complétée, en contribution à une information qui reste encore trop lacunaire. Il est vrai que tout le monde ne s'expose pas à la manière d'un forestier ou d'un photographe en stationnant longuement dans les broussailles. Cependant, une seule piqûre de tique suffit parfois à faire basculer une vie dans le chaos. Les informations pratiques collectées dans cette page sont celles qu'en tant que personne concernée j'aurais souhaité pouvoir obtenir, mais elles ne constituent pas un avis médical ou scientifique.

A plant comes to the rescue of Lyme patients.

Preliminary research by Dr Eva Sapi and Richard Horowitz confirm that Stevia rebaudiana leaf in conjunction with other antbiotics, will become a major player in healing chronic Lyme disease where Borrelia Burgdorferi is involved. Sufferers from other Lyme related bacteria such as Bartonella, Babesia and Mycroplasma, won't benefit as much.

• What’s the story about stevia?

• Why persister cells matter with Lyme disease

• Evaluation of in-vitro antibiotics

• Healing Lyme

• New Paradigms in Lyme Disease Treatment

• Lyme Disease.org

• RTS  “Les dangers liés aux tiques”.

• RTS “La maladie de Lyme chronique.”

• Documentaire France5: “L'Épidémie invisible”.

• Après la contamination, le parcours parfois difficile pour identifier la maladie.

• Maladie de Lyme: "Continuer à ignorer une maladie dont l'impact dépasse actuellement celui du VIH, c'est un vrai scandale sanitaire."

• Les enjeux financiers et la vérité sur les tests sérologiques.

• Une centaine de médecins dénoncent dans une pétition le « sous-diagnostic » de la maladie de Lyme en France.

• Mieux comprendre la maladie de Lyme.

• «Nous sommes face à une maladie de civilisation»

• Comment utiliser un tire-tique.

• Tique et risque de maladie de Lyme?

• Mieux comprendre la maladie de Lyme pour mieux la traiter.

• Publication de l'OFSP

• Méningo-encéphalite à tiques (FSME)

• PDF: L'Épidémie Silencieuse

• Guérir naturellement la maladie de Lyme

• WWF: Réchauffement climat… tique.

 

Les amoureux de balades en forêt seront un jour ou l'autre confrontés au problème des tiques. Cependant, il nous faut oublier la tique gênante mais en fin de compte presque sympathique de notre enfance. Les tiques contemporaines sont dangereuses car elles sont porteuses de maladies insidieuses et graves. Bien qu'elle soit en constante progression, l'encéphalite reste relativement circonscrite géographiquement. Mais on assiste depuis quelques décennies déjà à une explosion de la borréliose ou maladie de Lyme, ce terme regroupant une palette de symptômes puisqu'il existe en réalité plusieurs types de Borrelia. Pour compliquer les choses, la bactérie Borrelia Burgdorferi typique peut être inoculée en association avec d'autres bactéries. La borréliose peut être transmises par d'autres insectes comme les moustiques, les araignées, les aoûtats, les puces, les punaises et les poux. Elle est également transmissible d'une personne à l'autre, par la salive, le sang ou lors de rapports. Cette complexité et le caractère fluctuant de la maladie font qu'elle est parfois très difficile à identifier et elle reste de ce fait méconnue de beaucoup de médecins. Si vous êtes chanceux, vous serez dirigé vers un infectiologue ou un spécialiste des maladies tropicales. Et si vos symtômes passent au travers de la batterie des tests usuels sans être identifiés, vous pourriez devenir l'un de ces trop nombreux malade incompris qui sont dirigés vers des établissements psychiatriques (Voir ce témoignage édifiant). Les spécialistes de la Maladie de Lyme s'ccordent pour dire que cette maladie ressemble beaucoup au SIDA par son caractère multifactoriel et les 71 symptômes répertoriés à ce jour. Elle est insidieuse, parce-qu'elle se dévelope en sourdine, jusqu'à ce qu'elle ait finalement raison de nos résistances.

Borrellia Burgdorferi a été identifée en 1982 par un scientifique suisse, Willy Burgdorfer, alors qu'il était chercheur dans les Montagnes Rocheuses d'Amérique du Nord. Une maladie inconnue sévissait depuis 1975 dans la région de Lyme, une petite bourgade du fond du Connecticut, située à proximité du laboratoire gouvernemental de Plum Island où d'anciens chercheurs nazi avaient été recrutés pour développer des armes biologiques. Est-ce là qu'il faut trouver la raison pour laquelle la borreliose reste une maladie qu'on tente de minimiser voire de dissimuler? A ma connaissance elle ne fait de la part de nos autorités sanitaires l'objet d'aucune information sur le terrain. Aux Etats-Unis, où la maladie sévit depuis plus longtemps que chez nous, des médecins qui se sont spécialisés dans la maladie de Lyme ont été mis en examen par les autorités, parce-qu'on les accusait de diagnostiquer trop de malades et que ceci coûtait très cher au système de santé et aux compagnies d'assurance. En France, un laboratoire pratiquant un test sérologique plus fiable que le test standardisé a été fermé pour la même raison. Une telle chose pourrait-elle se produire en Suisse? Les informations transmises par le corps médical sont dans l'ensemble beaucoup trop optimistes et sont parfois même trompeuses. Bien que de vagues souvenirs d'une rougeur après une morsure de tique remontent à une période antérieure, période dans laquelle j'avais connu un déclin de ma santé sans que mon médecin ait pu en trouver la cause, j'ai pris conscience pour la première fois de la maladie de Lyme en 2013. Une tique m'avait piqué alors que je m'étais assis sur le gazon d'un arboretum de la région. Par chance, un érythème migrant conséquent s'était développé. Quelques informations sur cette maladie ayant entretemps été publiées, j'ai pu consulter à temps, mais en réalité trop tardivement. Le traitement de choix, pour une borréliose en stade précoce, tel qu'on peut le lire dans certaines études bien établies et tel qu'il m'a été proposé par le CHUV, consiste en la prise de doxycycline, 100 mg 2 fois par jour. Trois semaines de prise de cet antibiotique me remirent d'aplomb. Les dosages et la durée doivent être augmentés si la réponse est insuffisante ou en cas de récidive. L’amoxicilline devrait être utilisée lorsque l'usage de la doxycycline est contre-indiqué. D'autres antibiotiques n'auront pas toujours l'efficacité nécessaire. Si la maladie n'est pas diagnostiquée à temps, elle se développera à un stade avancé. Des mois de traitement d'antibiotiques pourront alors être nécessaires pour déloger les bactéries, pour un résultat moins que probant. Car une chose semble certaine: Une fois la bactérie installée, elle n'est jamais totalement éradiquée par les antibiotiques et la personne touchée va devoir prendre certaines dispositions afin de rester en bonne santé.

Comble de malchance, j'ai été contaminé à nouveau l'année suivante en me baladant au même endroit. Pourtant, ni à cet endroit où se promènent chaque jour des centaines de visiteurs avec leurs enfants et leurs chiens, ni ailleurs—et cela laisse craindre le pire sur l'étendue du désastre sanitaire sur le plan national—, ne figure le moindre panneau d'information sur les tiques et le risque encouru. Car lorsque les symptômes se déclarent, on peut fort bien avoir oublié la morsure, ou ne pas faire le lien par une ignorance bien compréhensible dès lors qu'on est pas informé. On pensera à une simple grippe ou à une allergie. On peut aussi ne pas avoir remarqué la tique, tant les nymphes de ces arthropodes sont minuscules. Mais lorsque, des mois voire des années plus tard, les symptômes du stade avancé de la maladie se déclarent, les séquelles sont gravissimes et parfois irréversibles. Si une tique vous a mordu, ne prenez aucun risque. On peut lire dans certaines publications que le taux des tiques porteuses de la maladie est faible, moins de 5%. Ceci a peut-être été vrai à une époque et l'est encore par endroits en ce qui concerne le virus de la fièvre encéphalique. Mais aujourd'hui, pratiquement toutes les tiques de la région dans laquelle je me promène régulièrement sont porteuses de Borrelia. Méfiez-vous également des propos à l'emporte-pièce qui se voudraient rassurants, comme: “Si la tique est retirée dans l'heure—et certains médecins vont jusqu'à affirmer : “dans les 48 heures”—, “il n'y a aucun danger qu'elle vous ait contaminé”. J'aimerais que ceci soit vrai, mais c'est totalement faux. De par mes expériences répétées avec ces petites bêtes, elles peuvent fort bien vous avoir infecté le temps du retour à la maison, ou simplement en étant dérangées par le grattage ou en étant retirées d'une façon inadéquate. Votre avenir est en jeu et la maladie est trop sérieuse pour que vous laissiez des statisticiens décider de votre sort. Certains avis médicaux font écho aux directives émises il y a longtemps par d'éminents chercheurs, mais dont les conclusions ont été largement contredites par la réalité du terrain. Bien sûr, il ne s'agit pas de susciter une psychose pour voir les gens se précipiter «à tombeau ouvert» vers les urgences. Une personne bien informée en vaut deux. Sachez qu'il faudra retirer la tique le plus rapidement possible et le faire de la bonne manière. Faites-là retirer dans une pharmacie ou dans un service d'urgence si vous pensez ne pas y arriver. Faites-vous conseiller par un médecin, mais prenez sur vous de surveiller ensuite de très près votre état de santé pendant plusieurs mois, afin de déceler tout symptôme éventuel d'une borréliose. La fièvre encéphalique quant à elle, se manifeste en général immédiatement. Certaines études préconisent une prise prophylactique unique de 200 mg de doxycycline. Je doute que ceci soit suffisant dans tous les cas, et je serais très intéressé de connaître les protocoles élaborés pour les travailleurs forestiers qui sont quotidiennement exposés au risque. En ce qui me concerne, la probabilité d'avoir été infecté par la borréliose est devenue telle dans ma région que je prends généralement l'antibiotique préventivement pendant une période d'une semaine, ceci afin de ne pas être obligé de le prendre sur une beaucoup plus longue période une fois la maladie déclarée. En 2016, des chercheurs viennois affirmaient avoir obtenu de bons résultats préventifs par l'application pendant 3 semaine d'une pommade antibiotique à base d'azithromycine. Cependant, une partie des patients traités ont tout de même développé la maladie après 3 mois. Il n'y a donc pas de règle absolue en la matière.

Retirer une tique de la bonne manière est important, mais ne suffit pas non plus à nous garantir d'une contamination. La tique régurgite régulièrement le contenu de son estomac avant de poursuivre son repas. C'est alors, pense-t-on, qu'a lieu la contamination par les bactéries Borrelia. Cependant, la tique fait usage de sa salive anesthésiante pour s'implanter dans l'épiderme, ce qui libère sans doute des bactéries, même si quelques-uns restent d'un autre avis. Elle peut aussi s'être implantée à un endroit, et avoir ensuite déménagé vers un havre plus adéquat. De plus, la tique régurgite aussitôt qu'elle est stressée. Il suffit de se gratter à travers les vêtements pour provoquer une régurgitation partielle. Pour retirer une tique, il ne faut surtout pas la stresser en la recouvrant d'huile ou de désinfectant ou en la savonnant. L'éther n'est pas non plus une bonne idée. Il faut simplement la surprendre en l'agrippant à l'aide d'une pince très fine, par la tête et jamais par l'abdomen, et tirer d'une façon lente et continue. Une tique minuscule est aussi redoutable qu'une grosse, et l'agripper au bon endroit est parfois pratiquement impossible. Il existe des tire-tiques en forme de pied de biche, en deux tailles différentes, qui sont très utiles à cet effet. On agrippe la bête au plus près de la peau, et après quelques rotations anti-horaires pour forcer ses pièces buccales à se décrocher, on tire. Les tire-tiques en forme de carte offerts en pharmacie sont à déconseiller car ils sont tranchants et l'on risque de sectionner la tête de la bête. Chaque bonne pharmacie devrait en proposer un modèle adéquat que chaque coureur de bois se doit d'avoir avec lui. Si l'on ne dispose pas d'un outil adéquat, une autre méthode consiste à utiliser un coton-tige mouillé. En ayant soin de ne pas presser sur la tique, on lui imprime une rotation lente autour d'elle même jusqu'à ce qu'elle se décroche. Certains utilisent la technique dite du lasso, qui consiste à l'extraire à l'aide d'un fil très fin et résistant noué autour de la tique. Si, comme cela arrive parfois, le rostre de l'animal reste pris dans la peau, il ne faut pas avoir peur de le retirer au moyen d'une petite aiguille. Après l'extraction, il convient de bien désinfecter et d'appliquer une compresse antibiotique pendant plusieurs jours.

Quelle que soit la méthode employée pour retirer la tique, souvenez-vous: 1. Qu'il faut à tout prix éviter de presser son abdomen. 2. Qu'il doit s'écouler le moins de temps possible entre le moment où la tique prend conscience du fait qu'elle est menacée et son extraction. 3. Que même si tout est mis en oeuvre pour l'éviter, le risque qu'elle vous ait contaminé subsiste. Durant les jours et les mois qui suivront, il vous faudra rester vigilant afin de détecter l'apparition d'éventuels symptômes. 4. La prudence est mère de sûreté: relativisez tout avis médical qui se voudrait trop rassurant.

On ne peut pas non plus se fier à la seule apparition du caractéristique érythème migrant, qui dans 50% des cas ne se manifeste pas, notamment si vous avez appliqué une crème antibiotique. Les tests sérologiques étant très aléatoires—ils sont du reste conçus avec un seuil de détection qui doit limiter leur sensibilité—, il faut surtout être attentifs à certains symptômes caractéristiques. Ceux-ci sont principalement des fourmillements et des picotements au niveau de l'épiderme, des douleurs vives, comme si l'on était piqué, un état grippal persistant, une grosse fatigue inexpliquée, des maux de tête et des raideurs dans la nuque, des douleurs itinérantes ou rhumatismales au niveau d'une articulation, de soudains problèmes de coeur avec douleurs, palpitations ou angine de poitrine, des douleurs dans la mâchoire, dans l'oreille interne, des troubles neurologiques tels qu'une vision perturbée, l'apparition d'une paralysie, une perte d'équilibre, une confusion mentale, etc. La maladie de Lyme est parfois appelée “la grande imitatrice” en raison de la facilité avec laquelle elle peut émuler les symptômes d'autres maladies comme le lupus, la fibromyalgie, la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde. Si un ou plusieurs symptômes apparaissent et disparaissent en l'espace de quelques jours ou semaines après une possible contamination, consultez un médecin bien informé dans les meilleurs délais. Plus l'infection est récente et meilleures seront vos chances d'en venir à bout rapidement. Une antibiothérapie prophylactique peut vous être prescrite pour une courte période en cas de morsure très récente, mais il n'existe pas de vaccin préventif contre la borréliose.

Le traitement efficace de la maladie de Lyme requiert une synergie de moyens. On peut avoir recours aux huiles essentielles (le Tic-tox a été interdit mais il y a d'autres alternatives), à l'argent colloïdal dans les pays où il est autorisé, aux micro courants (Hulda Clark zapper), aux plantes comme l'ail, l'origan, la Stevia rebaudiana, la renouée du Japon (Resveratrol), la vitamine C. Un renforcement du système immunitaire est primordial en complément du traitement médicamenteux, sur une période suffisamment longue pour assurer l'éradication de la bactérie et des agents co-infectieux, et également pour garder sous contrôle le champignon candida albicans dont la prolifération est favorisée par le traitement antibiotique. Les antibiotiques montrent très vite leurs limites dans le cadre d'une borréliose avancée. Des études menées par l'Universtité de New-Haven ont démontré l'efficacité de l'extrait liquide de Stevia (à ne pas confondre avec l'édulcorant raffiné). Elle aurait une meilleure action que les antibiotiques, par sa capacité de pénétration dans le biofilm qui protège la bactérie. On pense que la bactérie veuille s'en nourrir, comme elle s'alimente des sucres que nous consommons, mais certains composants de la Stevia lui seraient fatals. Des études sont actuellement en cours pour évaluer l'action de la Stevia, seule et en combinaison avec des antibiotiques. En attendant que des résultats soient publiés, certaines personnes affectées d'une borréliose chronique affirment s'en être débarrassées en prenant 40 gouttes de soluté alcoolique de stevia par jour pendant 3 semaines. Il semble cependant que si la Stevia est efficace contre Borrelia Burgdorferi, elle le soit beaucoup moins contre les Babésias, les Bartonellas et les Mycoplasmes qui sont parfois présents en co-infection.

Un porteur sain court le risque de déveloper une maladie de Lyme beaucoup plus tard, à la suite d'une atteinte dans sa santé. Face à une maladie aussi récurrente, un bon soutien du système immunitaire reste primordial. Si vous-même ou l'un de vos proches êtes atteint d'une maladie de Lyme devenue chronique, il vous faudra vous armer de détermination pour y faire face. Mais ne baissez pas les bras car beaucoup semblent s'en être très bien sortis avec les méthodes de soin naturelles, par les plantes, les anti-oxydants et les vitamines, et en revenant à un régime alimentaire sain et pauvre en sucre qui favorise la bio-régénération. Car la maladie de Lyme est une maladie dite “de civilisation” qui va nous affecter davantage lorsque nous sommes affaiblis en raison d'une alimentation déficitaire et trop riche en sucres, à cause des glutens ajoutés et des laitages qui affaiblissent notre intestin, des pollutions chimiques et aux métaux lourds, des méthodes utilisées en dentisterie comme l'amalgame au mercure et la dévitalisation des dents qui deviennent ainsi de véritables bunkers à bactéries, mais également à cause d'une exposition croissante aux rayonnements electromagnétiques de nos gadjets de communication, qui nous fatiguent et qui causent localement des lésions cellulaires et une perméabilité tissulaire. Et bien sûr, ayez recours à la prière afin de renforcer votre esprit et de pouvoir revendiquer la guérison que le Christ vous a acquise par sa mort sur la croix, et revendiquez également la guérison de votre pays.

Pourquoi cette soudaine explosion de la borréliose à l'échelle mondiale, un peu à l'instar d'une des plaies de l'Égypte ancienne? On peut bien sûr songer à l'éventualité d'une dissémination volontaire ou accidentelle de tiques infectées par des organismes mal intentionnés. Mais on pense surtout que la disparition des amphibiens qui sont les prédateurs de la tique, la prolifération des rongeurs favorisée par la nouvelle gestion forestière et la raréfaction des rapaces et des petits carnivores, mais également le réchauffement du climat et les hivers moins rigoureux, les nombreux déplacements de personnes avec leurs animaux d'une région vers une autre, ainsi que ceux de certains oiseaux, ont favorisé son expansion. Après avoir fait des ravages aux États-Unis où l'on estime que 300'000 personnes sont infectées chaque année, la borréliose s'étend maintenant en Europe où chaque année 200'000 nouveaux cas sont recensés. La Suisse figure en bonne place au triste palmarès, puisqu'après l'Autriche, elle est le pays le plus touché. Dans les forêts vaudoises de basse et moyenne altitude, le taux de tiques contaminées par la borréliose est par endroits extrêmement élevé. Pour ne pas avoir à se priver du plaisir des sorties en forêt, mieux vaut donc savoir comment se protéger et protéger ses enfants, tout en étant bien informé sur la marche à suivre en cas de morsure malencontreuse. Nous devons également nous préparer à faire face à cette autre maladie transmise par les tiques: la Méningo-encéphalite à tiques (FSME). Il ne s'agit plus là d'une bactérie, mais d'un virus. Je ne pense pas avoir été touché par ce virus pour le moment, mais la maladie semble faire irruption dans nos régions. La maladie provoque fièvre et forts maux de têtes. Il semble qu'elle guérisse spontanément, comme une mauvais grippe, après quelques mois, mais qu'elle puisse laisser des atteintes permanentes sur le système nerveux.

Une anecdote montre combien les tiques sont des animaux coriaces et opiniâtres. D'abord, commencez par essayer d'écraser une tique entre vos doigts, une qui soit vide, naturellement. Vous verrez qu'à moins d'y mettre l'ongle, vous n'y parviendrez pas. Ne les jetez pas vivantes dans les égouts: elles y survivraient et viendraient augmenter leurs populations près des déversoirs et au bord des lacs. Deux tiques m'avaient mordu. Ne sachant comment procéder, je les avais placées dans une petite boîte à film, avec une goutte d'eau sur un papier buvard. Quelques semaines plus tard, constatant qu'elles m'avaient bel et bien transmis la borréliose, je les ai emmenées avec moi au service des urgences—c'était il y a cinq ans, lorsque les média ont commencé à informer le public sur cette maladie. Je m'imaginais à ce moment-là qu'on faisait des analyses sur les tiques pour savoir de quoi elles vous avaient infecté. En me voyant exhiber mes voraces, les médecins des urgences ont roulé de gros yeux et m'ont bien sûr prié de les emporter avec moi. J'ai déposé la petite boîte étanche à l'ombre, à l'extérieur de ma fenêtre, curieux de voir combien de temps elle survivraient. L'année suivante, voyant qu'elles étaient toujours alertes après un hiver et quatorze mois sans nourriture et sans air, j'ai décidé de m'en débarrasser. Mais pendant que je réglais son sort à la première, la seconde s'était comme volatilisée. La bougresse n'était pas bien grosse et il me fut impossible de la retrouver… Si pourtant, le lendemain en prenant ma douche. Imaginez ma consternation en voyant bientôt l'auréole redoutée apparaître à l'endroit où elle m'avait mordu!