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Texte revu et complété
le 10 décembre 2018
(*)



LIENS UTILES

Une petite bestiole aux grands effets.

“Les conditions sont réunies pour qu'en 2018, l’Europe connaisse une flambée de la maladie de Lyme”.

Êtes-vous bien informé sur le danger potentiel que représentent les tiques? Beaucoup d’idées fausses circulent encore sur les tiques et sur les maladies qu’elle véhiculent, qui pourraient nuire si une situation à risque devait se présenter.
La communauté scientifique internationale craint que la borréliose, ou maladie de Lyme, ne devienne le fléau mondial du 21e siècle. Selon l’OFSP, 10’000 nouveaux cas de borréliose sont recensés chaque année, mais probablement bien davantage restent ignorés. Ceci place la Suisse en tête des pays européens les plus touchés.
Cette maladie encore méconnue dont l’impact est de loin supérieur à celui du VIH ne fait officiellement l’objet d’aucune prévention.

Il faut dire que dans un pays à vocation touristique, la tique ne fait pas recette. Cependant, après quelques années d’un répit tout relatif, au cours du seul printemps 2018—une année record dans l’Europe entière—, je me suis fait attraper par une dizaine de ces petits vampires. Il faut savoir que la prolifération des tiques suit la courbe de pullulation de certains petits rongeurs, elle-même tributaire de la production d’akènes en forêt l’année précédente. Cette situation de crise m’a conduit à vouloir publier une page d’alerte qui sera régulièrement complétée, en contribution à une information qui reste encore trop lacunaire. Il est vrai que tout le monde ne s’expose pas à la manière d’un forestier ou d’un photographe en stationnant longuement dans les broussailles. Cependant, nombreux sont ceux qui aiment passer du temps récréatif en forêt, et une seule piqûre de tique suffit parfois à faire basculer une vie dans le chaos. Avec les moyens thérapeutiques dont nous disposons aujourd’hui, la tique ne devrait être réellement dangereuse que lorsque son potentiel infectieux est sous estimé. Les informations relayées dans cette page sont celles que j’ai moi-même souhaité obtenir. Elles ne constituent en aucun cas un avis médical ou scientifique. (…suite )


A plant comes to the rescue of Lyme patients.

Preliminary research by Dr Eva Sapi and Dr Richard Horowitz confirm that Stevia rebaudiana leaf extract, in conjunction with antbiotics, will become a major player in healing chronic Lyme disease, where Borrelia Burgdorferi is involved. Unfortunately, sufferers from other Lyme related bacteria such as Bartonella, Babesia and Mycroplasma will not benefit as much.

 


Share these Videos to help raise awareness.

Documentary Film:
“UNDER OUR SKIN 1”

“UNDER OUR SKIN 2”

“The greatest problem that I see Lyme people having is that they are set in a public health setting that is doing its best to deny them treatment. You are going to have to fight for your life while feeling aweful.”

Jordan Fisher Smith, Nl Park Ranger, today cured of Lyme.





Une maladie plus grave qu’elle ne devrait l’être, parce qu’encore sous-évaluée.

Les amateurs de balades en forêt seront un jour ou l’autre confrontés au problème des tiques. Cependant, nombre d’entre nous devons oublier la tique gênante mais en fin de compte presque sympathique de notre enfance. Les tiques contemporaines sont dangereuses car elles sont porteuses de maladies insidieuses et graves. Bien qu’elle soit en constante progression, l’encéphalite reste relativement circonscrite géographiquement. Mais on assiste depuis quelques décennies déjà à une explosion de la borréliose, ou maladie de Lyme, ce terme regroupant une palette de symptômes puisqu’il existe en réalité plusieurs souches de Borrelia, dont plus de 300 mutations ont été répertoriées à ce jour dans le monde. En Europe, on connaît actuellement près d’une dizaine de souches de Borrelia dont une seule est ciblée par le test Western-Blot. Pour compliquer les choses, le spirochète Borrelia Burgdorferi typique peut être inoculé en co-infection avec d’autres bactéries, également dangereuses, dont le réservoir est la faune sauvage. Contrairement à une idée reçue, la borréliose peut être transmises par d’autres insectes, comme les moustiques, les taons, les araignées, les aoûtats, les puces, les punaises et les poux. Et pas seulement, puisqu'elle peut également être transmise par la salive d'un animal de compagnie infecté. En réalité, un groupe important de malades concerne ceux qui n’ont jamais perçu la présence d’une tique. Ils ont contracté une sorte de grippe estivale qui fut bientôt suivie de fatigue chronique, de douleurs diffuses et d’une série d’autres symptômes, qui faute d’indice n’ont pas pu être mis en corrélation avec la bactérie Borrelia. Non traités, ces malades ont vu leurs symptômes dégénérer en une forme avancée de la maladie de Lyme. On comprend dès lors que cette complexité et le caractère fluctuant de la maladie font qu’elle soit parfois très difficile à identifier. Elle reste de ce fait méconnue de nombreux médecins. Si vous êtes chanceux, vous serez adressé à un infectiologue ou à un spécialiste des maladies tropicales. Mais si vos symptômes passent au travers de la batterie des tests usuels sans être identifiés, vous pourriez devenir l’un des trop nombreux malades incompris qui sont dirigés vers les établissements psychiatriques (voir ce témoignage édifiant). Les spécialistes de la Maladie de Lyme s’accordent pour dire que cette zoonose protéiforme ressemble beaucoup au SIDA par son caractère multifactoriel et les 71 symptômes répertoriés à ce jour. La maladie est insidieuse, parce-qu’elle ne provoque pas une fièvre tropicale révélatrice, mais elle se développe en sourdine jusqu’à ce qu’elle ait envahi notre organisme. A ce stade avancé, elle devient beaucoup plus difficile à soigner. Heureusement, quelques traitements inédits font leurs preuves.

 

Une pandémie mondiale, échappée d’un laboratoire.

Borrelia Burgdorferi a été identifiée en 1982 par un scientifique d’origine suisse: Wilhelm Burgdorfer. Alors qu’il était chercheur dans les Montagnes Rocheuses d’Amérique du Nord, Burgdorfer s’intéressa à une maladie jusqu’ici inconnue qui sévissait depuis 1975 dans la région de Lyme, une bourgade du fond du Connecticut située à proximité du laboratoire gouvernemental de Plum Island, où d’anciens chercheurs nazi avaient été recrutés pour développer des armements biologiques destinés à la «guerre froide». Des tiques, auxquelles on avait inoculé une bactérie très probablement modifiée, s’échappèrent du laboratoire et infestèrent la région, avant de partir à la conquête du monde, portées par les oiseaux migrateurs. D'une certaine façon, l’arroseur fut arrosé. Est-ce la raison pour laquelle la borréliose reste aujourd’hui une maladie qu’on tente de minimiser, voire de dissimuler? A ma connaissance, elle ne fait de la part de nos autorités sanitaires l’objet d’aucune information sur le terrain. Aux États-Unis où la maladie sévit depuis plus longtemps que chez nous, des médecins qui se sont spécialisés dans la maladie de Lyme ont été poursuivis par les autorités et certains ont vu leur droit d’exercer être suspendu, parce-qu’on leur reprochait de diagnostiquer trop de patients et que ceci coûtait cher au système de santé et aux compagnies d’assurance. En France, un laboratoire qui pratiquait un test plus fiable que le test sérologique standard ELISA, un test qui de l’avis de nombreux médecins et patients éconduits n’est qu’une vaste loterie, prétexte à renvoyer plus de la moitié des malades à leurs propres deniers en refusant leur prise en charge, a été fermé pour la même raison. Une telle chose pourrait-elle se produire en Suisse? Chez nous, les informations transmises sur cette maladie par nombre de médecins sont sommaires et très optimistes. Certaines prêtent d’ailleurs à controverse. Peut-être est-ce faute d’une prise de conscience généralisée de la gravité de la situation sanitaire, mais on l’assimile encore trop souvent à une maladie imaginaire dans laquelle se réfugient des personnes atteintes de problèmes d’un autre ordre. Malgré une expansion fulgurante, les moyens alloués pour la prévention de la maladie de Lyme et pour son traitement restent en corrélation avec son statut fixé il y a trente ans, de maladie rare.

 

À quand une prévention digne de ce nom?

Bien que de vagues souvenirs d’une rougeur après une morsure de tique remontent à une époque antérieure, période qui fut suivie d’un déclin de ma santé sans que les médecins consultés aient pu en déterminer la cause, j’ai pris conscience pour la première fois de l’existence de la maladie de Lyme en 2013. J’avais été mordu par une tique alors que je m’étais assis sur le gazon d’un arboretum de la région. Par chance, un érythème migrant conséquent s’était développé. Quelques informations sur cette maladie avaient entre-temps été diffusées par la chaîne de télévision nationale, si bien que j’ai pu consulter à temps, mais en réalité trop tardivement. Comble de malchance, j’ai été contaminé à nouveau l’année suivante en me baladant au même endroit! Pourtant, ni à cet endroit où se promènent chaque jour des centaines de visiteurs avec leurs enfants et leurs chiens, ni ailleurs—et ceci fait craindre le pire quant à l’étendue d’un désastre sanitaire sur le plan national—, ne figure le moindre panneau d’information sur la présence des tiques et sur le risque qu’elles font courir. Car, lorsque les symptômes se déclarent, on peut fort bien avoir oublié la morsure, ou ne pas faire le lien par une ignorance bien compréhensible, dès lors qu’on est pas informé. On pensera à une simple grippe ou à une allergie. On peut aussi ne pas avoir remarqué la tique, tant les nymphes de ces arthropodes sont minuscules. Mais lorsque, des mois voire des années plus tard, les symptômes du stade avancé de la maladie se déclarent, les séquelles sont gravissimes et sont parfois irréversibles. Si une tique vous a mordu ou a mordu votre enfant, ne prenez aucun risque.

 

Trop de préconceptions nuisibles.

On peut lire dans certaines publications que le taux des tiques porteuses de la maladie est faible: moins de 5 pour cent. Ceci a peut-être été vrai à une époque et l’est encore par endroits en ce qui concerne le virus de la fièvre encéphalique. Mais dans une étude datant d’il y a quelques années déjà, des chercheurs de l’Université de Neuchâtel ont estimé ce chiffre à entre 30 et 40 pour cent. Cependant, selon mes propres constats, les tiques de la région dans laquelle je me promène régulièrement sont maintenant pour la plupart porteuses de Borrelia. Méfiez-vous également des propos à l’emporte-pièce qui se voudraient trop rassurants, comme: “Si la tique est retirée dans l’heure—et certains médecins vont jusqu’à affirmer : «dans les 48 heures» ou même «dans les 72 heures»—, «il n’y a aucune chance qu’elle ait pu vous contaminer»”. J’aimerais bien sûr que ceci soit vrai. Mais si l’ignorance pouvait encore excuser de tels propos il y a trente ans, tromper la vigilance du public en faisant de telles allégations constitue de nos jours une attitude criminelle. De par mes expériences répétées avec ces petites bêtes, je me dois d’affirmer que ceci est totalement faux. Elles peuvent très bien vous avoir infecté, le temps du retour à la maison, ou simplement en étant dérangées par le grattage ou en étant retirées d’une façon inadéquate. Votre avenir est désormais compromis et la maladie est trop sérieuse pour que vous laissiez des statisticiens décider de votre sort. Certains avis médicaux se réfèrent encore à des directives émises il y a longtemps sous la pression des organismes de santé publique et des lobbies des assurances et de la sécurité sociale, par un club d’éminents chercheur dont les conclusions ont été démenties pour nombre d’entre elles par la réalité du terrain. Bien sûr, il ne s’agit pas de susciter une psychose pour voir les gens se précipiter vers les urgences. Mais—et c’est intolérable—, nombre de personnes ont perdu définitivement leur santé parce que leur évaluation n’a pas fait l’objet de suffisamment de sérieux. Alors qu’une prise en charge rapide et un traitement finalement simple et peu coûteux leur auraient offert un excellent pronostic. Sachez qu’il faudra retirer la tique le plus rapidement possible, et le faire de la bonne manière. Faites-là retirer dans une pharmacie ou dans un service d’urgence si vous pensez ne pas y arriver. Faites-vous conseiller par un médecin. Mais s’il est jugé qu’une antibiothérapie ne sera pas nécessaire, prenez sur vous de surveiller ensuite, et de très près, votre état de santé ou celui de votre enfant, et ce pendant plusieurs mois afin de déceler l’apparition éventuelle de tout symptôme d’une borréliose. La fièvre encéphalique quant à elle, se manifeste en général immédiatement. Un vaccin contre l’encéphalite est accessible aux personnes à risque, notamment aux chasseurs et aux travailleurs forestiers, qui prend en charge les souches locales du virus de l’encéphalite, mais aucun vaccin efficace et sûr contre la borréliose n’a pu être mis sur le marché. Il est parfois proposé une antibiothérapie prophylactique, qui à mon avis devrait devenir la norme en cas de morsure de tique au vu du risque désormais très élevé d’avoir été infecté sans que des symptômes se déclarent toujours immédiatement. Idéalement, cette prophylaxie devrait faire appel à des substances contre lesquelles les bactéries ne sont pas en mesure de développer des résistances, comme il en existe quelques-unes.

 

Épidémiologie.

Sur un plan épidémiologique, on considère encore trop souvent que la Borréliose de Lyme est exclusivement associée à la piqûre de la tique, Ixodes Ricinus. Les médecins assermentés sont tenus de ne pas trop s’écarter des directives et recommandation édictées par les autorités médicales ou sanitaires. Mais que pensent-t’ils en réalité? Si les tiques sont effectivement le vecteur principal de Borrelia Burgdorferi, une bactérie qu’elles se transmettent de manière générationnelle, le sang contaminé par la tique devient contaminant à son tour. Imaginez que vous vous baladiez sur un chemin de campagne et que vous soyez piqué par un taon. La piqûre fait un peu mal sur le moment, mais vous en avez l’habitude. Vous pourriez cependant développer une sorte d’éruption cutanée, sans gravité vous direz-vous puisque vous n’avez jamais entendu parler d’un quelconque risque lié aux taons. Ce que vous pourriez ignorer, c’est que le taon s’était au préalable gavé du sang d’un cheval, d’une vache ou d’un chevreuil, atteints de borréliose ou d’une autre zoonose… Autre exemple de zoocénose: Vous avez sans doute remarqué que les merles passent leur temps à fouiller les sous-bois à la recherche de nourriture. Les grives ont également cette habitude. Ces oiseaux peuvent passer des forêts à votre jardin, plusieurs fois au cours d’une même journée. L’oiseau infesté par des tiques, qu’il aura récoltées en forêt, va les égrener au hasard de ses maraudes dans les jardins. Tout jardin qui se respecte abrite un hérisson, un hôte très appréciés des tiques, qu’il rassemble en fouillant les lits de feuilles mortes dans lesquels les merles ont leurs habitudes. Ces lits de feuilles sèches sont les endroits où les hérissons font leur nid. Ils sont aussi ceux que les tiques affectionnent pour y pondre leurs oeufs et où leurs nymphes vont grandir jusqu’à atteindre leur mobilité. A ce stade de leur développement, ces nymphes, souvent très nombreuses, iront infecter mulots et campagnols, les oiseaux gratteurs et la fouine qui les traque, le renard qui a ses habitudes nocturnes dans votre jardin, les chats du voisinage et les chiens qui n’auront pas été traités. Ce petit monde disséminera ensuite le précieux trésor dans toute la contrée. «Tâchons d’éviter les tiques et tout ira bien!» me direz-vous peut-être. Ce serait oublier l’autre commensal du hérisson: la puce! Après s’être gavée d’un sang chargé de borrélies, il lui suffira d’un saut—de puce justement—, pour atteindre le passant, en l’occurrence: vous, moi. Et si le sang du hérisson peut nous rendre malade, plus rien n’empêchera les puces et d’autres insectes piqueurs comme certains moustiques, les punaises ou les poux, de transmettre à leur tour la maladie dont nous sommes atteints à d’autres animaux ou personnes. Il n’y a aucune raison pour que cette expansion s’arrête aux portes des villes, puisqu’elles regorgent de vermine et d’une faune citadine. En réalité, le sympathique hérisson n’est qu’un exemple parmi les nombreux animaux qui sont susceptibles de servir de réservoir à la bactérie. Ceci pourrait changer le regard que vous portez à votre toutou adoré et aux coups de langue généreux dont il vous gratifie. Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est le fait qu’une personne infectée par certaines maladies à tiques, soit susceptible de les transmettre à une personne saine, par un simple échange de fluides corporels, comme lors d’un baiser prolongé par exemple. Des données cliniques manquent encore pour étayer ce point, mais de nombreux médecins mettent en garde contre une transmission quasi certaine lors des rapports. La borrélie est d’ailleurs très proche du tréponème de la syphilis. Infecté d’une façon ou d’une autre, le conjoint d’une personne atteinte de borréliose échappera rarement à la maladie. Une mère va assurément transmettre la maladie à l’enfant qu’elle porte, par le placenta. Les personnes qui ont été infectées par une tique feront bien de s’abstenir de donner leur sang, même si elles pensent aller bien. De nombreux échantillons analysés ont montré que les banques de sang sont contaminées par une large variété de bactéries transmises par les tiques. Il est même suggéré dans certaines études que la maladie puisse se transmettre comme la grippe, au cours d'un éternuement ou par simple contamination salivaire. La nourriture peut-elle nous infecter? Le lait maternel transmet la bactérie. Le lait animal non pasteurisé est infectant. La viande crue l’est encore plus. Même si aucune directive n’a été édictée en ce qui concerne la borréliose, il est recommandé de ne consommer la viande de gibier qu’après une cuisson complète, car d’autres zoonoses sont susceptibles d’être transmises. Une recommandation officielle vaut d'ailleurs pour la toxoplasmose dans la viande d’ovins, de porcins, de bovins et de cheval, et également pour les végétaux récoltés dans la nature comme la fameuse dent de lion, ceux-ci pouvant avoir été souillés par des déjections animales. Le bétail atteint de borréliose avérée est en principe éliminé de la chaine de production carnée. Mais le seuil d’infection étant arbitraire, la prudence voudrait que la viande soit cuite à coeur et en tout les cas chauffée à plus de 60°C.

En résumé, ne croyons pas tout ce qu’on nous dit. Les avis médicaux sont comme les communiqués officiels : des demi-vérités élaborées à partir de statistiques, dans le seul but de calmer les esprits. Autrement dit, il faut prendre le risque de sacrifier la santé d’une partie de la population, lorsque ceci permet d’éviter un mouvement de panique qui serait préjudiciable à l’économie et chronophage pour les services de santé. On dit que pour obtenir un avis objectif sur les maladies transmises par les tiques, il faut s’adresser à un vétérinaire. Le bétail n’étant pas concerné par les précautions dont on entoure les informations destinées à forger l’opinion du public, ceux-ci sont beaucoup mieux informés que nos médecins. Souvenons-nous de la crise de la vache folle et des communiqués rassurants sur la consommation de viande, alors que dans le même temps, des mesures draconiennes étaient mises en place dans les abattoirs. Or, si l’on considère le risque d’être un jour atteint par cette maladie, nous pourrions avoir avec la borréliose beaucoup plus que Tchernobyl, la vache folle et le SIDA réunis. Avant d’entreprendre mes recherches suite à ma propre mésaventure, j’étais loin de me douter de la dangerosité de la bactérie de Lyme et de l’étendue du désastre sanitaire auquel le monde va devoir faire face. Selon les chiffres du Centre de Prévention et de Contrôle des maladies, il y aurait actuellement plus de 12 millions de personnes infectées par la bactérie de Lyme aux Etats-Unis, ce qui représente plus d’une personne sur trente. Et le plus inquiétant, c’est que parmi ces personnes, beaucoup n’ont jamais été piquées par une tique. Et qu’on fait les services de santé publique face à la perspective d’une pandémie? Ils ont maintenu une chape de plomb sur ce problème sanitaire durant plus de trente ans en muselant les médecins lanceurs d’alerte. La chose ne pouvant rester cachée plus longtemps, des sénateurs ont maintenant pris les choses en main en allouant des moyens extraordinaires aux organisme de prévention et de recherche, et en faisant en sorte que cette maladie soit enfin reconnue dans sa phase chronique. Mais sur le plan de la recherche médicale, la maladie a eu le temps de largement nous devancer, si bien que ni nos connaissances de la maladie, ni les outils actuellement à notre disposition pour la combattre, ne sont à la hauteur du problème. Alors que, chez nous, les médecins font des déclarations à la presse dans lesquelles ils minimisent encore le risque de contracter la maladie en brandissant une doxycline bientôt inefficace comme leur arme suprême, dénonçant même l'excès d'empressement dont les personnes mordues par une tique pourraient faire preuve, les compagnies pharmaceutiques, voyant une manne providentielle pointer à l'horizon, concentrent leurs efforts sur l'élaboration d'antidouleurs opiacés hautement addictifs et d'antidépresseurs lucratifs destinés à assujettir les centaines de millions de personnes qui dans un avenir proche, seront atteintes d'un Lyme neurologique. Veuille Dieu nous en protéger.

 

Prévenir vaut toujours mieux que guérir.

Il y a quelques précautions à prendre lorsqu’on se rend dans la nature, qui permettent de limiter les contacts avec les tiques. Comme de porter des pantalons longs de couleur claire, afin que les tiques y soient rapidement repérées, et qu’on prendra soin de recouvrir par des chaussettes longues. Ou porter des guêtres de couleur claire. Sprayer les chaussures et le bas des pantalons—ou les guêtres—d’un répulsif spécifique. Éviter autant que possible le contact avec les herbes qui jouxtent les sentiers, sur lesquelles les tiques se tiennent en embuscade. Éviter également les lisières ombragées recouvertes d’une couche de feuilles sèches et qui pourraient abriter leurs nymphes. Si vous devez déposer votre sac à dos, des tiques pourraient s’y accrocher et pénétrer ensuite de là sous vos vêtements. Il m’est arrivé plusieurs fois de retrouver ces passagers clandestins à l’intérieur de mon sac photo. Au sortir de la forêt, prenez le temps de vous examiner du bas des jambes jusqu’au nombril, et même la tête s’il s’agit d’enfants. Arrivé chez vous, examinez-vous de la tête aux pieds et changez de vêtements en mettant les vêtements portés à laver ou en les chauffant au séchoir. Car à moins de revêtir un scaphandre, aucune protection n’est totale. Les tiques ne se limitent d’ailleurs plus aux abords des forêts puisqu’elle font dorénavant partie intégrante du paysage urbain arborisé. Retirer la tique de la bonne manière est très important mais ne suffit pas non plus à nous garantir d’une contamination. La tique régurgite sporadiquement le contenu de son estomac avant de poursuivre son repas. C’est alors seulement, pensait-on à une époque et dans certains milieux scientifiques, que pouvait avoir lieu la contamination par les bactéries Borrelia. Et c’est cette croyance qui est à l’origine du mythe des 24, 48 ou même 72 heures de sécurité après la morsure, un mythe préjudiciable qui se transmet encore dans le milieu médical. En réalité, la tique fait usage de sa salive aux propriétés anesthésiantes et anticoagulantes pour s’implanter dans l’épiderme. Les études plus récentes démontrent que lorsque le sang d’un nouveau repas afflue dans le tube digestif de la tique, les Borrélies se déplacent rapidement de l'estomac jusqu’aux glandes salivaires, et de là dans la circulation sanguine de leur nouvel hôte. D'ailleurs, comment la tique transmettrait-elle l’encéphalite, la babésiose, la bartonellose et la mycoplasmose en quinze minutes à peine, alors qu’une bactérie aussi motile que Borrelia mettrait jusqu’à trois jours pour franchir le millimètre qui la sépare de sa victime? Comment les taons et d’autres insectes transmettraient-ils la borréliose alors que leur piqûre ne dure que quelques secondes? J’ai contracté plusieurs fois une infection de Borrelia et jamais la tique n’était restée plus d’une douzaine d’heures, mais en général trois à quatre heures au plus. La tique peut également s’être implantée à un endroit et avoir ensuite choisi de déménager vers un havre plus adéquat, ou s’être simplement laissée tomber au sol après la morsure sans que vous ayez pu la remarquer. La tique régurgite aussitôt qu’elle est stressée. Il suffit par exemple de se gratter à travers les vêtements pour provoquer une réaction de régurgitation.

 

Comment retirer l’intruse.

C’est pourquoi, lorsque vous retirez une tique, il ne faut surtout pas la stresser en la recouvrant d’huile ou de désinfectant ou en la savonnant. L’éther n’est pas non plus une bonne idée. N’utilisez pas la pince à épiler, ni même certaines pinces à tiques en matière plastique vendues en kit et qui sont beaucoup trop épaisses pour permettre de saisir la tique au bon endroit. Les tire-tiques publicitaires en forme de carte offerts en pharmacie sont également à déconseiller, car ils sont tranchants et l’on risque de sectionner la tête de la bête. Si vous ne disposez pas d’un tire-tique adéquat, agrippez-là à l’aide d’une pince brucelles très fine, par la tête et jamais par l’abdomen, et tirez d’une façon lente et continue jusqu’à ce qu’elle se décroche. Une tique minuscule est aussi redoutable qu’une grosse et l’agripper au bon endroit est pratiquement impossible. C’est pourquoi je recommande le tire-tique de la marque O’Tom: le Tick-Twister, en forme de pied de biche, fourni en paire de deux tailles différentes. Cet outil a été conçu avec soin par un vétérinaire et il est très simple d’utilisation, efficace et sûr. On agrippe la bête au plus près de la peau, ensuite quelques rotations vont forcer ses pièces buccales à se décrocher, le tout étant réalisé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’est à mon avis le seul outil qui permette une extraction sûre de la tique par une personne novice. Chaque bonne pharmacie devrait le proposer pour un prix modique, et chaque coureur de bois se doit de l’avoir dans sa poche, avec quelques pansements qu’il prendre soin d'appliquer ensuite, après les avoir imprégnés d’un mélange d'huiles essentielles bactéricides. Si l’on ne dispose pas d’un tire-tique ou d’une pince ad’hoc, une méthode plus aléatoire consiste à utiliser un coton-tige mouillé. En ayant soin de ne pas presser sur la tique, on lui imprime une rotation lente autour d’elle-même jusqu’à ce qu’elle se décroche. D’autres utilisent la technique dite du lasso, qui consiste à nouer un fil très fin et résistant autour de la tique et à tirer, une méthode qui n’est pas toujours facile à mettre en oeuvre. Si, comme cela arrive parfois, le rostre de l’animal reste pris dans la peau, il ne faut pas avoir peur de le retirer au moyen d’une petite aiguille. Immédiatement après l’extraction, il convient de bien désinfecter la petite plaie et d’appliquer une compresse antibiotique, plusieurs jours durant. Le Tic-Tox s’est avéré être très efficace en application externe. Alternativement, je conseillerai l’huile “Défense Hiver” de Salvia Santé. Les huiles de Tea Tree, d’Origan, de Girofle ou de Sauge, pourront éventuellement faire l’affaire. La même précaution devrait être prise immédiatement après une piqure de taon, car le taon est un autre vecteur de zoonoses et notamment de la borréliose, comme l’est également le moustique. Il est important de tuer la tique après son extraction, en prenant garde à ne pas être contaminé par son contenu, ceci pour éviter qu’elle n’aille pondre ses oeufs dans votre jardin ou infecter votre chien ou une autre personne. On peut la plonger quelques minutes dans l’alcool dénaturé. Ainsi les bactéries et les oeufs qu’elle porterait en elle seront également détruits. Ne les jetez pas vivantes dans les égouts: elles y survivraient et viendraient augmenter leurs populations près des déversoirs et au bord des lacs.

Quelle que soit la méthode employée pour retirer la tique, souvenez-vous: 1. Qu’il faut à tout prix éviter de presser sur son abdomen. 2. Qu’il doit s’écouler le moins de temps possible entre le moment où la tique a pris conscience de ce qu’elle est menacée et son extraction—abstenez-vous de la “titiller”. 3. Que même si tout est mis en oeuvre pour l’éviter, le risque qu’elle vous ait contaminé subsiste. Durant les jours et les mois qui suivront, il vous faudra rester vigilant afin de détecter l’apparition d’éventuels symptômes. 4. La prudence est mère de sûreté: relativisez tout avis médical qui se voudrait trop rassurant.

 

Reconnaître les premiers signes d’une infection.

On ne peut pas se fier par exemple à la seule apparition du caractéristique érythème migrant qui dans plus de la moitié des cas ne se manifestera pas. Les tests sérologiques étant très aléatoires—ils sont du reste conçus avec un seuil de détection qui doit limiter leur sensibilité et doivent être réalisés à un stade bien précis de la maladie faute de quoi le résultat sera invariablement faussement négatif—, il faudra être attentif à certains symptômes caractéristiques de la maladie de Lyme. Outre les manifestations parfois visibles au niveau de la peau, mais pas toujours, ceux-ci sont au début, des fourmillements et des picotements au niveau de l’épiderme, des douleurs vives comme si l’on était piqué, un état grippal persistant avec des douleurs diffuses et des bouffées de fièvre légère, une grosse fatigue inexpliquée, des maux de tête et des raideurs dans l’échine et la nuque. Plus tard apparaissent des douleurs itinérantes ou rhumatismales au niveau des mains ou d’une articulation, de soudains problèmes de coeur avec palpitations et des douleurs intercostales, des névralgies faciales, des douleurs dans la mâchoire, dans une dent, dans l’oreille interne, des troubles neurologiques ressemblant à des décharges électriques, des oppressions thoraciques de type angine de poitrine, une vision perturbée, l’apparition d’une paralysie faciale, de vertiges et de pertes d’équilibre, une confusion mentale, une inaptitude croissante au travail scolaire ou de bureau par des oublis et des pertes de mémoire, un manque de concentration, une dyslexie typographique, un état anxieux, une perte de poids rapide, et en réalité beaucoup d’autres symptômes propres à chaque type de bactérie ainsi qu’à l’état préalable de la personne. Pris individuellement, ces symptômes pourraient facilement être confondus avec ceux d’autres pathologies.

 

Le mot du spécialiste mondial.

Le Dr Richard HOROWITZ, spécialiste mondial de la maladie de Lyme, met en garde contre certaines préconceptions qui trop souvent affectent le diagnostic médical. «Lorsque je viens parler en Europe, je suis toujours étonné et attristé par le nombre de personnes qui souffrent de MVT (maladie dont le vecteur est la tique) dans des pays tels que la France, la Belgique et la Norvège. Ces patients me racontent tous la même chose. Voilà des années qu’ils sont malades et errent de médecin en médecin à la recherche d’un diagnostic, alors qu’en fin de compte ils souffrent d’une Maladie de Lyme avec co-infections transmises par les tiques. Il est urgent que chaque gouvernement européen mette en place un plan spécifique d’examen des tiques dans son pays et détermine l’incidence réelle de Maladie de Lyme stricto sensu, et celle des Maladies dont le Vecteur est la Tique.» Le Dr Horowitz affirme que les patients continuent à être malades en dépit d’antibiothérapies apparemment adéquates contre la borréliose, parce que beaucoup de ces co-infections persistent et provoquent inflammation et dysfonctionnement immunitaire. Prendre une tique, c’est un peu comme marcher sur une planche à clous. Il faut ensuite traiter la blessure laissée par chaque clou pour que l’ensemble du pied puisse guérir. Or la majorité des médecins ignorent l’existence de causes plurifactorielles ou négligent tout bonnement le concept du questionnaire symptomatologique.

 

Borrelia Burgdorferi : une bactérie évolutive.

Une description assez complète de cette bactérie au génome remarquable et unique en son genre est proposée sur le lien suivant. La bactérie Borrelia Burgdorferi est un spirochète et elle est de ce fait très motile. Elle va voyager dans le sang pour gagner rapidement les tissus conjonctifs, les os, les muscles profonds, le coeur, le système nerveux et le cerveau, dans lesquels elle va pouvoir pénétrer profondément grâce à cette structure en vrille. Elle perd ensuite sa membrane pour s’agréger à d'autres bactéries et former des masses qu'on appelle biofilms—la phase tertiaire et chronique de la maladie est alors atteinte. Les biofilms offrent un refuge aux borrélies qui par des mécanismes complexes, échappent désormais à la vigilance de notre système immunitaire, ainsi qu’aux traitements médicamenteux courants. Sous cette forme, elles affectent principalement le système nerveux, infligeant des douleurs difficilement supportables, et causant par leurs rejets chimiques, un état d’inflammation quasi permanent. Les biofilms bactériens sont des sortes de melting pots où des bactéries de différentes espèces échangent des données qui leur permettent d’enrichir leur patrimoine génétique. Elles peuvent au besoin survivre dans un état dormant pendant des mois, voire des années, et revenir à une forme individuelle encore plus virulente qu’à l’origine à la faveur d’une défaillance du système immunitaire. Un porteur sain court donc le risque de voir se développer une maladie de Lyme, des années après la contamination initiale.

 

Usage et limites des antibiotiques.

Le traitement de choix pour une borréliose en stade précoce, tel qu’on peut le lire dans certaines études bien établies et tel qu’il m’a été proposé par le service d’infectiologie du CHUV en 2013, consiste en la prise de Doxycline, 100 mg, 2 fois par jour. Trois semaines de prise de cet antibiotique me remirent d’aplomb. Le traitement devra cependant être adapté en fonction des co-infections, si la réponse est insuffisante et en cas de récidive. Il est important de prendre le médicament de la façon prescrite par le fabricant, c’est à dire en évitant de consommer dans l’heure qui précède et dans celle qui suit, des produits laitiers. Il faudra décaler de plusieurs heures la prise de compléments de calcium ou de magnésium, de fer, ou d’anti-acides contenant de l’aluminium. Ces produits peuvent en effet diminuer de façon significative l’absorption de la Doxycline et son efficacité. Votre médecin devra s’assurer qu’il n’y ait pas de contre-indication à l’usage des cyclines en raison d’une insuffisance rénale ou hépatique. Buvez suffisamment d’eau pour protéger vos organes. La Tétracycline et la Doxycline rendent la peau photosensible et peuvent favoriser des brûlures en cas d’exposition au soleil. L’Amoxicilline semble offrir une alternative lorsque l’usage des Tétracyclines est contre-indiqué. D’autres antibiotiques n’auront pas toujours l’efficacité nécessaire. Outre-Atlantique, la Tétracycline, une substance dont la Doxycline est un dérivé, est prescrite contre la Borréliose à raison de 500 mg chaque 6 heures. Si vos symptômes persistent au bout de quelques jours ou semaines malgré la prise de l’antibiotique, parlez-en à votre médecin en espérant qu’il saura appréhender la situation. En présence de co-infections, certaines constatations suggèrent que la Doxycline soit simplement bactériostatique au dosage classique et qu’elle doive atteindre une concentration plasmatique plus élevée pour être réellement bactéricide. Comme la plupart des bactéries, Borrelia a la capacité de muter et de développer des résistances. Il est courant de voir des malades se sentir beaucoup mieux durant quelques semaines après avoir terminé le traitement antibiotique initial. Mais si l’infection n’a pas été entièrement éliminée, les symptômes réapparaîtront et parfois d’une manière aggravée. Dans ce cas, les malades recevront un autre traitement par antibiotiques, au terme duquel, si le médecin suit la consigne, il sera estimé que vous avez développé un Lyme psychosomatique et que l’antibiothérapie doit être abandonnée. Les chercheurs appellent cela: “l’effet pissenlit”. Vous passez la tondeuse et vous ne voyez plus de pissenlits. L’antibiotique neutralise les bactéries actives qui entretenaient vos symptômes. Mais leurs racines sont toujours présentes et les pissenlits resurgiront à la première averse. Les cellules persistantes se sont mise en dormance mais elles produiront de nouveaux spirochètes actifs lorsque les conditions le permettront.

 

Trois semaines de traitement, et ouste…?

C’est précisément ce qui m’est arrivé en 2018. Etant régulièrement mordu par les tiques au cours de balades photographiques en forêt, le traitement par la Doxycline avait bien fonctionné les années précédentes. Mais au printemps dernier, plusieurs morsures échelonnées au cours de la saison avaient entretenu une série de symptômes qu’il ne me fut pas possible d’éliminer par l’antibiothérapie habituelle. La Doxycline me permettait tout au plus de garder les symptômes sous contrôle, et ce malgré un prolongement du traitement et une augmentation des dosages tentés en dernier recours, et qui n’étaient pas sans effet sur ma santé hépatique. Soit une des bactéries présentes avait développé une résistance à l’antibiotique et continuer ce traitement n’avait aucun sens, ou alors l'intoxication mercurielle de fond permettait-t-elle aux bactéries d'être plus virulentes en empêchant mon système immunitaire de prendre le dessus. J’ai donc interrompu le traitement. Mais après quelques jours sans antibiotiques durant lesquels je me sentais encore relativement bien, les spirochètes se remirent au travail et entreprirent de me percer de toutes parts. Je pouvais ressentir, comme au début de l’infection, des fourmillements et de minuscules aiguilles sur mon visage et dans les yeux, et des “attouchements de feuilles d’ortie” en divers points de mon anatomie. Les douleurs diffuses réapparaissaient, avec un état grippal. Mes mains commencèrent à subir une sorte d’arthrite et mes jambes ne pouvaient plus me porter. Le moindre effort me valait courbatures et tendinites. J’expérimentais un état de torpeur le jour, et la nuit mon corps douloureux me gardait éveillé. Des douleurs réapparaissaient au niveau du coeur. J’avais perdu six kilos en deux mois… Je me rendis donc au CHUV, où deux médecins me consultèrent. Après leur avoir soigneusement énuméré mes symptômes en expliquant l’inefficacité de la Doxycline à leur égard, ils me répondirent qu’aucun de ces symptômes ne correspondait à la maladie de Lyme, qui de toute façon ne pouvait être qu’imaginaire, puisque j’avais, selon eux, abusé des antibiotiques en les prenant au-delà de trois semaines et qu’aucune maladie de Lyme ne survit à trois semaines d’antibiotiques. Ils m’expliquèrent que mes symptômes provenaient probablement de l’antibiotique lui-même. Ou alors d’une carence en fer, ou peut-être d’un diabète émergent, et me proposèrent tout au plus un bilan sanguin. Mais lorsque je leur fis part de mon indignation en leur demandant que soit faite plutôt une analyse visant à détecter la présence d’une éventuelle zoonose transmise par les tiques, ils sourirent et répondirent que c’était impossible. Interrogés, les médecins ne purent nommer un seul spécialiste de la maladie de Lyme résidant dans le canton et auquel j’aurais pu faire appel. Je crûs défaillir… Quelques semaine plus tôt paraissait en pleine page dans mon quotidien, un article sur la maladie de Lyme dont les sources citaient l’infectiologue de l’hôpital régional. Parmi beaucoup de choses valables, il était écrit ceci: «Si la tique a été retirée dans les 48 heures après la piqûre, le risque de transmission de la maladie de Lyme est quasi nul». Cette affirmation était significative du formatage dont nos médecins font l’objet, qui ne font que réciter le laïus transmis depuis trente ans par un cursus qui n’a jamais pris la peine de mettre à jour ses données sur la base des expériences réelles vécues par les malades… Non seulement on avait écarté le diagnostique redouté avant même une éventuelle consultation, mais le mythe des établissements hospitaliers universitaires à la pointe des connaissances médicales s’écroulait à son tour. Désormais, déclaré par deux fois exempt de maladie de Lyme sur de simples présuppositions, je me voyais privé de tout recours thérapeutique et condamné à rejoindre la cohorte des malades de Lyme chroniques dont la vie est une sombre descente aux enfers.

 

Le spectacle des bactéries transformistes.

Une fois passé le stade initial de la maladie de Lyme, les symptômes dont le malade pourrait souffrir deviendront plus difficiles à attribuer, comme le suggère mon expérience. La Borréliose est parfois appelée «la grande imitatrice», en raison de la facilité avec laquelle elle peut émuler le lupus, la fibromyalgie, la sclérose multiple, la polyarthrite rhumatoïde, et même la maladie d’Alzheimer. Il est très instructif de voir comment les cartes de la répartition mondiale de la sclérose multiple et de la borréliose se superposent. Le résultat d'une étude récente montre, par déduction inverse, que lorsqu'un patient se présente en consultation alors qu'il est effectivement à un stade avancé de borréliose, seul un spécialiste de la maladie de Lyme utilisant des outils d'investigation plus fiables que les tests sérologiques, sera en mesure de lui offrir un diagnostic correct. La médecine conventionnelle aura tendance, dans un pourcentage très élevé des cas, à attribuer ces symptômes à des problèmes psychologiques liés au stress, à des maladies rhumatologiques ou musculaires, ou à des maladies neurologiques ou autres, sans même tenir compte du fait que ces symptômes comptent précisément parmi ceux de la maladie de Lyme. Aux États-Unis, il est devenu courant de dire que seul un médecin qui a lui-même été infecté par la maladie de Lyme est capable de comprendre et de soigner un malade de Lyme.

C’est pourquoi, si plusieurs symptômes inhabituels apparaissent et disparaissent en l’espace de quelques jours ou semaines après une possible contamination, n’attendez pas et consultez un médecin bien informé dans les meilleurs délais. La seule confirmation fiable du diagnostic sera la réponse des symptômes à un traitement antibiotique adapté. Plus l’infection sera récente et meilleures seront vos chances d’être correctement diagnostiqué d'une part, et par ailleurs, d'en venir à bout rapidement. Entreprendre un traitement adéquat dans les jours, ou en tout cas dans les toutes premières semaines qui suivent la contamination, est essentiel car les chances d’en guérir sont alors optimales. Pour vous convaincre de l’importance de prendre le mal à ses débuts, je vous recommande de visionner: “Under Our Skin”, «Sous notre peau», un film effarant tourné aux États-Unis et sous-titré en français, dont le lien figure en haut de page.

Certaines études préconisent la prise prophylactique d’une dose unique de 200 mg de Doxycline. La stratégie est bonne, mais je doute fortement que cette dose soit suffisante dans tous les cas. Je serais très intéressé de connaître les protocoles actuellement mis en place pour les travailleurs forestiers qui sont quotidiennement exposés au risque. En 2016, des chercheurs viennois affirmaient avoir obtenu de bons résultats prophylactiques par l’application d’une pommade antibiotique à base d’Azithromycine durant 3 semaine. Cependant, une petite partie des patients traités ont tout de même développé la maladie après 3 mois. Il n’y a donc pas de règle absolue en la matière, et l’observation symptomatique reste de rigueur des mois durant. Ces symptômes sont aussi divers que ceux provoqués par une immunodéficience, et le questionnaire du Docteur Horowitz permettant de mieux cibler les investigations peut s’avérer d'une aide précieuse.

Chez nous comme ailleurs, le traitement de la maladie de Lyme reste donc empirique et il le sera aussi longtemps que l’étude des nombreux virus et bactéries à tiques et de leur interaction synergique et en présence d’autres facteurs qui affaiblissent notre organisme ne sera pas complétée. J’ai récemment entendu cette citation, en relation avec l’étude de la maladie de Lyme: «Le monde est en perpétuelle mutation. Les académiciens se seront excellemment préparés pour un monde qui n’existe plus, mais les apprentis perpétuels hériteront la Terre.» Cette vérité vaut sans doute dans tous les domaines de la vie. Mais en attendant, cette rigidité académique qui affecte encore le milieu médical profite aux bactéries et les cas de maladie de Lyme devenus chroniques malgré un traitement antibiotique, se multiplient. En réalité, si la maladie n’a pas pu être traitée à temps et à fond en tenant compte des co-infections éventuelles et des résistances possibles, elle va survivre aux antibiotiques et gagner un stade avancé. Car une fois que les bactéries se sont introduites, elles vont rapidement gagner les zones profondes de notre organisme et s’y multiplier en s’agglutinant les unes aux autres pour former ces masses d’apparence gélatineuse qu’on appelle “biofilms”. Cette forme leur procure une certaine immunité contre nos défenses ainsi qu’une résistance à l’égard d’une antibiothérapie classique. Elles sont désormais indécelables en tant que spirochètes lors d’examens au microscope, ce qui a conduit certains chercheurs à la conclusion hâtive que les bactéries ne sont plus présentes à ce stade de la maladie et qu'il n'y a donc pas de stade chronique infectieux. Les biofilms ne sont pourtant pas l’exclusivité des spirochètes. L’existence de cette forme de vie bactérienne, commune à bon nombre de bactéries comme par exemple le staphylocoque doré, a été observée il y a des siècles et elle fait l’objet d’études poussées depuis plus de quarante ans. La plaque dentaire est l’exemple le plus connu d’un biofilm.

Étrangement, même si cette transformation des borrélies a été démontrée il y a plusieurs années et qu’elle est aujourd’hui soigneusement documentée, le cursus médical classique persiste à nier l’existence d’un stade infectieux chronique de la maladie de Lyme. A qui profite le crime? Si la maladie n’existe pas sous une forme chronique, aucune prétention pour perte de gain au-delà du temps imparti pour un traitement antibiotique courant ne peut être formulée, pas davantage que la prise en charge d’un traitement plus complexe, et encore moins celle d’une rente pour maladie professionnelle ayant entraîné une invalidité. Les forestiers en seront quitte pour un non-lieu. Certes, il est admis que cette maladie peut avoir des incidences neurologiques. Mais la prise en charge se fera sur un plan purement psychiatrique. Pourtant, et c’est une bonne nouvelle appuyée par de nombreux témoignages : les malades de Lyme chroniques guérissent lorsqu’ils entreprennent un traitement approprié! Nous allons énumérer dans la suite de cette page, quelques-unes des options qui se présentent à eux. Je terminerai en partageant sur le traitement que j’ai entrepris, puisque je suis moi-même infecté.

 

Tour d’horizon de quelques moyens thérapeutiques.

Le traitement efficace de la maladie de Lyme requiert donc du temps et une synergie de moyens. Encore plus qu’en présence de toute autre maladie, le traitement doit être adapté à la situation particulière de chaque individu en tenant compte des facteurs concomitants : co-infections, état de santé préalable, carences éventuelles, parasitoses, présence de métaux-lourds, habitudes alimentaires, hygiène de vie etc.   Impossible donc de trouver sur Internet une prescription unique qui puisse convenir à tous. Outre les antibiotiques, on peut avoir recours aux huiles essentielles. Bien qu’il ait prouvé son efficacité et qu’aucun problème n’ait été reporté suite à son utilisation, le Tic-Tox a été prohibé en Communauté Européenne, faute d’essais cliniques prouvant son innocuité. Il reste cependant disponible ailleurs, et d’autres préparations à base d’huiles essentielles sont également efficaces (ici ou ). Une autre approche se situe entre la phytothérapie et la stimulation d’une production endogène d’antigènes. Selon son concepteur, le Borrelogen, une recette qui remonte à 1997 et qui a bénéficié de nombreuses améliorations, aurait sur la bactérie de Lyme et sur d’autres bactéries présentes en co-infection un effet décuplé par rapport aux antibiotiques, tout en étant pratiquement sans effets secondaires, autres qu’une réaction de Herx qui tendrait à prouver son efficacité. Mais selon les utilisateurs, un traitement d’entretien au long cours reste nécessaire. L’argent ionico-colloïdal semble être un moyen très efficace d’éradiquer virus et bactéries dans les pays où il est autorisé, tout comme le Dioxyde de Chlore. Décrié par la profession lorsqu’il n’est pas diabolisé, le fameux Master Mineral Solution n’est pourtant pas sans intérêt. De nombreuses voies sont actuellement explorées, comme les antibiotiques pulsés, la nutrition, la phytothérapie, l’aromathérapie, les fréquences vibratoires, la thermothérapie qui tire parti d’une faiblesse des borrélies qui meurent lorsqu’elles sont exposées à une température de 41°C, la thérapie par l’ozone, l’auto-hémothérapie, la phagothérapie, la thérapie par lumière laser froide, et bien d’autres, comme ces thérapies fondées sur la croyance aux énergies vitales, mais qui placent en réalité les patients sous le contrôle d'entités spirituelles peu recommandables.

Trois plantes utilisées en synergie sont particulièrement utiles pour lutter contre les infections parasitaires. Ce sont l’Artemisia absinthium, le Noyer noir d’Amérique et le Girofle. Elles doivent cependant être utilisées avec précautions. L’origan, en gélules ou en huile essentielle, est un antibactérien très efficace. Le piment est indispensable à la cuisine africaine. La capsaïcine qu’il contient a un effet protecteur contre helicobacter pylori et elle aide à lutter contre un certain nombre de bactéries et de virus responsables de cancers. Le curcuma possède de puissantes vertus anti-inflammatoires et antioxydantes qui aident à soulager le brouillard cérébral. La Renouée du Japon—une plante envahissante qu'on tente chez nous d'éradiquer—semble jouer un rôle de premier plan dans le traitement de la maladie de Lyme. Selon Stephen Buhner, dont le protocole de base est en lien, le Resveratrol spécifique qu'elle contient est un antioxydant puissant qui protège les structures cérébrales et empêche les borrelias de se dissimuler face au système immunitaire. Elle calmerait ainsi le système nerveux central tout en optimisant l’efficacité des plantes qui ont un effet antibiotique sur les spirochètes, comme la Chirette verte (Andrographis paniculata). L’amertume semble caractériser les principes actifs qui démontrent une efficacité contre les borrélies. Les sécoiridoïdes amers contenus dans la feuille d’olivier comptent parmi ces substances. La teinture mère de Cardère semble avoir une efficacité à l'égard de certains symptômes de la borréliose. Un apport accru en Vitamine C et en antioxydants, en Vitamine D, en zinc, en iode de Kelp—tout ce qui contribue au soutien du système immunitaire est primordial en complément du traitement médicamenteux, sur une période suffisamment longue pour assurer l’éradication de la bactérie et des agents co-infectieux, et également pour garder sous contrôle le champignon candida albicans dont la prolifération est favorisée par le traitement antibiotique. L’huile de coco est riche en acide caprylique qui protège efficacement contre les infections fongiques. Elle a de nombreuses autres vertus qui sont à redécouvrir, soignant aussi bien notre intestin que notre cerveau. Utilisée régulièrement en petites quantités, l’huile de coco bio crue aidera à prévenir démences et maladies d’Alzheimer. En rinçage buccal prolongé, elle a une certaine efficacité hygiénique. Maintenir la santé de nos dents est essentiel si l’on ne veut pas qu’elles servent de réservoir aux bactéries. Grâce à la chlorophylle et aux minéraux concentrés qu’elle contient, la poudre de blé en herbe, en rinçage buccal, cinq minutes une à deux fois par jour, permet de lutter efficacement contre les streptocoques à l’origine de la gingivite et de la parodontite, en favorisant également la régénération des gencives. Extraire les dents dévitalisées s’avère souvent nécessaire. Ceux qui rechigneraient à procéder à cette extraction et les porteurs d’implants, pourront améliorer la santé de leur mâchoire avec un remède tibétain qui favorise la micro-oxygénation en profondeur des tissus nécrosés, généralement adjacents aux dents dévitalisées.

Face à une borréliose en stade avancé, les antibiotiques montrent très vite leurs limites. L’ail est un remède ancestral qui est extrêmement utile contre une variété de bactéries. Il attaque le biofilm qui protège les bactéries de Lyme, ce qui les rend également plus vulnérables aux antibiotiques chimiques. A moins que vous ne preniez de l’insuline ou un certain type d’anticoagulant, vous pourriez prendre chaque jour, sans les mâcher, trois gousses fraîches, finement hachées, avalées avec de l’eau au cours d’un repas, vous évitant ainsi les problèmes d’haleine et de digestion. L’ail est efficace contre les mycoses et il aide également l’organisme à se nettoyer des restes des bactéries, en soulageant la réaction de Jarisch-Herxheimer. Récemment, des études menées à l’Université de New-Haven ont confirmé l’efficacité in vitro de l’extrait liquide de Stevia rebaudiana, qu’il ne faut toutefois pas confondre avec l’édulcorant raffiné. Par sa capacité de pénétration dans le biofilm dans lequel la bactérie se protège, cette plante aurait une meilleure action que les antibiotiques. On pense que la bactérie veuille s’en nourrir comme elle s’alimente des sucres que nous consommons, mais que certains composants de la Stevia lui soient fatals. Des études poursuivies par la Doctoresse Eva Sapi tentent d’évaluer l’action de la Stevia, seule et en synergie avec des antibiotiques. En attendant que des résultats fiables soient publiés, quelques personnes affectées d’une borréliose chronique affirment s’en être débarrassées en prenant 40 gouttes de soluté alcoolique de Stevia par jour pendant 3 semaines. Il semble cependant que si la Stevia est efficace contre Borrelia Burgdorferi, elle le soit beaucoup moins contre les Babesias, Bartonellas et Mycoplasmes, qui sont fréquemment présents en co-infection. Quelques-uns vantent les vertus d’une plante médicinale indienne appelée Terminalia chebula. À côté de ses nombreuses vertus toniques et curatives, elle agirait efficacement sur les biofilms de bactéries. La biorésonance et les micro courants (Zappeur de Hulda Clark ou Zappeur de Beck), constituent des voies thérapeutiques complémentaires. Certains préconisent les saunas et les bains chauds, la bactérie étant sensible à une élévation de la température, et d’autres leur préfèrent les cabines à infra-rouges, expliquant que ces lampes émettent dans une longueur d’ondes qui est néfaste aux bactéries sans qu’il soit nécessaire d’élever excessivement la température corporelle.

Pourtant, le futur de la médecine de Lyme se trouve probablement dans des voies encore peu explorées. De grands espoirs ont été placés dans la recherche d’un processus de formation d’antigènes qui aurait permis l’élaboration d’un vaccin. Mais on s’est heurté, d’une part à la grande diversité génétique qui existe au sein de la famille des Borrélias, et d’autre part à cette capacité qu’elles ont de caméléoniser les tissus qui les abritent, et qui les rend indétectables. On se penche maintenant sur la recherche d’antagonistes bactériophages, ces virus que l’on trouve en abondance dans l’environnement où ils jouent le rôle de régulateurs sur les populations de bactéries. On dit que si les phages n’existaient pas, les bactéries recouvriraient la terre sur plusieurs mètres d’épaisseur. Récoltés et soigneusement sélectionnés, ces «phages», administrés par injection ou appliqués directement sur les tissus lésés, sont capables de cibler une bactérie spécifique sans nuire au reste de l’organisme. Car rappelons-le: l’organisme est une communauté comportant des centaines de souches de bactéries dont certaines jouent un rôle essentiel dans le soutien de notre immunité. La phagothérapie a été abandonnée chez nous avec l’arrivée des substances antibiotiques plus faciles à mettre en oeuvre et surtout très lucratives. Mais la recherche a été poursuivie dans les pays de l’Est, et notamment en Géorgie, où ces virus guérisseurs sauvent aujourd’hui de nombreuses vies dans des situations où les antibiotiques ne peuvent plus rien. Avec la montée des maladies nosocomiales résistantes aux antibiotiques, la phagothérapie est promise à un bel avenir. Mais elle se heurte chez nous à un désintérêt dû principalement au fait que ces organismes vivants ne sont pas brevetables. Son application nécessite un voyage à l’étranger. Nous ne savons pour l’heure si un phage efficace contre Borrelia Burgdorferi a pu être sélectionné, ni même si un tel phage existe à l’état naturel. Les Borrélies sont vieilles comme le monde, puisqu’on en a retrouvé dans l’ancêtre Ötzy. Mais Borrelia Burgdorferi pourrait être, à l’instar du Pitbull, la redoutable mutante made in USA et fruit de l’esprit scientifique européen, d’une borrélie de l’Ancien Monde. S’il s’avère que c’est efectivement le cas, alors il paraît logique que des tiques aient subi des manipulations similaires afin de servir de destrier à cette bactérie équipée pour le combat. Jamais de mémoire de chasseurs et de forestiers on avait vu des tiques aussi pugnaces et en telle abondance. La nature finit toujours par rétablir un certain équilibre. Mais dans l’intervalle, beaucoup d’animaux et d’hommes vont souffrir.

Et puis, il y a ce que j’appellerai: la guérison par la reprogrammation. Toute forme de guérison dépend de principes établis. Pour mieux comprendre ce qui se passe lorsque des pathogènes font irruption dans notre organisme, il faut évoquer les travaux entrepris sur les microzymas. Tous les organismes vivants contiennent ces particules élémentaires de vie—ce sont ces petites sphères extrêmement mobiles que l’on voit virevolter lorsqu’on examine du sang vivant en microscopie sur champ sombre. Les microzymas sont parfois comparés aux abeilles d’une ruche. Ces entités individuelles et dédiées à une partie de l'organisme, contenant une mémoire et donc programmables, servent au bien commun qui est l’organisme. L'étude de ces bâtisseurs d'organismes vivants a été malmenée par les promoteurs d’un certain obscurantisme scientifique, puisqu'elle remettait en question la théorie de la génération spontanée, qui prévalait à une certaine époque. Elle est par conséquent restée à ses balbutiements. Mais lorsque nous aurons pu comprendre l’importance et le fonctionnement des microzymas, cette connaissance révolutionnera sans doute toute l’approche médicale. Les microzymas sont également les briques constituantes des bactéries, des virus et des spores. Darwin et Pasteur nous ont légué la conscience d’une évolution très lente du vivant au gré du hasard et des circonstances, et celle d’une contamination par des pathogènes extérieurs classifiables. Mais l’étude des microzymas montre que la vie est beaucoup plus modulable et réactive qu’on ne l’avait imaginé. Ces entités obéissent à des ordres transmis par le système nerveux central. Et c’est là que les chercheurs pourraient être choqués : ils sont capables de former, à la demande, des bactéries de différents types, conçues un peu comme des machines afin d'accomplir une tâche précise. La contagion s’explique dès lors par une transmission d’informations, déclenchant chez nos microzymas une action mimétique. Par exemple, une tique va peut-être pouvoir nous inoculer quelques borrélies. Si ces borrélies ne rencontrent pas une franche résistance et si notre terrain leur est favorable, elles pourront alors transmettre des informations à nos microzymas—à la manière d’un virus informatique—, et nos propres microzymas vont s’assembler de manière à bâtir—comme avec une imprimante 3D—des répliques de ces borrélies. Et c’est de cette façon qu’une maladie envahit notre organisme. Étonnante découverte, pour le moins. Et si cet aspect de la recherche vous intéresse, je vous recommande la conférence mise en lien. Cette conception, quand elle parviendra au grand jour, débouchera forcément sur une approche révolutionnaire de la médecine reconstitutive et de la médecine infectieuse. Au lieu de se protéger d’une contamination, il suffira de préparer le terrain pour que les visiteurs importuns soient accueillis, manu militari. Au lieu de tuer des bactéries en les empoisonnant—on comprendra que ceci puisse être contre-productif—, il suffira de donner l’ordre à nos microzymas de ne plus répliquer ces bactéries. Embarqués à bord de nos globules blancs, des commandos de microzymas reprogrammés pour cette tâche se rendront alors partout dans notre organisme afin d’y démonter les amas de bactéries incriminées. Et comment cet ordre pourra-t-il être transmis? Par les impulsions du système nerveux central, et donc, par l’esprit. Tout ceci est l’objet d’explorations par des chercheurs indépendants aux faibles moyens et qu’une prétendue médecine tente d’intimider et de faire taire. Mais le principe est exploité naturellement depuis les temps immémoriaux sans même que nous ayons à réfléchir à la manière dont les choses se font. C’est ce que certains appellent : la pleine santé, et d’autres : la prière et l’adoration. Les diverses traditions religieuses ont galvaudé la valeur de ces mots. Mais face à un ennemi invisible, la peur s’installe lorsque les mots ne sont pas là pour rassurer et pour construire nos certitudes. Dans Proverbes 18:21 il est écrit: La vie et la mort sont au pouvoir de la langue. Dieu a créé le monde par sa parole, et ainsi nous devons faire usage de la parole pour améliorer nos circonstances. Nous sommes atteints par la maladie lorsque nous avons subi ou infligé des offenses. Nos mauvaises paroles, nos fautes, nos critiques et nos malédictions, blessent notre âme et nous placent sur le terrain de la maladie. C'est pourquoi la Bible nous commande de ne pas nous laisser offenser. Adorer Dieu, c’est se mettre en phase avec son Esprit. L’arme secrète, ce sont les promesses de la Bible. Il faut adorer Dieu non seulement en esprit, mais également en vérité. Nous sommes offensés parce-que nous n'avons pas su placer nos valeurs au bon endroit. Il est d'ailleurs fort probable que toutes nos certitudes et nos acquis soient une fois de plus ébranlés, et à tous les niveaux. L'auteur de l’Épître aux Hébreux a dit ceci: «Celui qui parle du haut des cieux, lui, dont la voix alors ébranla la terre, a maintenant fait cette promesse: Une fois encore j'ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots: Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.» Jésus n'avait-il pas dit: «L’homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu»? Se mettre au diapason divin, c’est aussi se conformer à la conduite de l’Esprit afin d'être rendu plus fort. Comme nous l’avons évoqué dans ce passage des Proverbes, nous avons le pouvoir de déclarer notre guérison. Nous pouvons maudire la maladie et lui commander de nous quitter, et nous pouvons déclarer notre bonne santé. La maladie ne trouvera plus en nous un terrain dans lequel elle pourrait demeurer. Dans le Psaume 91 il est écrit: «Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi. Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint.» Car, comment peut-on concevoir que de simples bactéries puissent prendre l’avantage sur des êtres qui sont des milliards de fois plus complexes et évolués, et que nous sommes? Homme, deviens enfin celui que Dieu a fait en te créant à son image: Exulte et triomphe ! Dit simplement dans un langage accessible à tous: la santé s’obtient par la jubilation. La joie du Seigneur est notre force, affirme la Bible. La jubilation est la dimension que Dieu a conçue pour l’homme. … Pardonnez-moi si je m’emporte : en réalité je me prêche à moi-même. Mais en attendant que la foi nous ouvre les portes de cette guérison par l’Esprit, il existe quelques solutions thérapeutiques qui ont montré une certaine efficacité.

 

Solutions thérapeutiques envisageables en automédication.

En proposant un traitement à la Doxycline, la médecine conventionnelle adresse la première phase de la maladie. L’antibiotique pourra éliminer efficacement les commandos récemment infiltrés. Mais passé un délai qui se situe en général au-delà de deux à trois semaines après l’infection, les antibiotiques n’auront qu’une action limitée sur des agresseurs désormais trop nombreux et trop disséminés. Une fois que les spirochètes se sont cachés dans nos cellules et à l’intérieur de nos globules rouges, les dosages et les durées de traitement nécessaires à les éradiquer provoqueraient des dommages collatéraux importants. Pour ne pas en arriver, comme ce fut mon cas, à une situation de guerre des tranchées sans fin et sans vainqueur, il faudra envisager d’autres stratégies. En Allemagne comme aux États-Unis, des traitements efficaces à base d’antibiotiques administrés par voie parentérale sont proposés. Sur Internet, chaque mois ou presque un médecin ou une clinique vante les mérites d’un nouveau protocole élaboré pour la maladie de Lyme. C’est une bonne chose en soi car ceci montre que la recherche avance. Alors espérons qu’une synthèse des moyens les plus efficaces sera rapidement accessible chez nous. Mais pour ceux qui n’auront peut-être pas les moyens de souscrire à ces thérapies sophistiquées ou qui y verraient un conflit d’affinités spirituelles, il existe une solution simple et qui en théorie fonctionne très bien. En théorie seulement, car dans la pratique elle n’est pas applicable dans les pays de l’Union Européenne, à cause d’une législation. Pour peu que vous viviez à l’extérieur de l’UE, vous pourriez vous débarrasser efficacement et pour un prix modique d’une très large variété de maladies bactériennes et virales, grâce à l’argent ionico-colloïdal, ou micro-suspension de nano-argent. Sachez toutefois qu’il s’agit bien d’une substance bactéricide, et d’un métal sous la forme de nano-particules, ces termes impliquant un minimum de précautions.

Selon les indications mises à disposition par un fabricant à l’intention des résidents des pays où son usage oral est autorisé, l’argent ionico-colloïdal n’aurait besoin d’être ingéré ni en quantités substantielles, ni même à une forte concentration. L’efficacité maximale de l’argent serait atteinte lorsqu’il se présente sous cette forme ionique. Les particules sont alors si fines qu’elles ont la propriété d’altérer la perméabilité des membranes cellulaire des bactéries, ce qui va ensuite les tuer, et également de pénétrer leurs cellules et de se fixer sur les brins d’ADN, avec pour effet d’empêcher leur réplication. Comme je le relève plus bas, ce processus s’opère par une réaction électrochimique avec les thiols présents dans ces bactéries, d’où l’importance d’être averti d’une probable réduction de l’effet antibactérien de l’argent colloïdal lorsqu’il est pris en même temps que des substances riches en thiols comme la Cystéine (NAC) ou le Glutathion. Certains recommandent de prendre l’Argent sous sa forme protéique pour qu’il soit ensuite plus facilement éliminé—un débat que je laisse à d’autres le soin d’éclairer. Aux dosages thérapeutiques recommandés, il semble qu’aucun effet adverse n’ait été observé chez les êtres humains et que l’argent ionique soit très rapidement éliminé. Il a toutefois été suggéré que les nano-particules d’argent peuvent induire une dégénérescence neuronale et un gonflement des astrocytes, ce phénomène ayant été observé chez le rat à la dose tout de même relativement élevée de 1 mg/kg. Rappelons que pour avoir le recul indispensable a toute affirmation sur l’innocuité d’une substance, des décennies sont parfois nécessaires. Et comme toutes les substances, l’argent a des effets néfastes lorsqu’il est ingéré de façon déraisonnable, surtout sous la forme de nitrates, d’oxydes ou de sels, tels l’apparition d’un teint bleuté appelé agyrie. L’argent est pourtant utilisé depuis l’antiquité comme agent protecteur, apaisant, cicatrisant, désinfectant, stimulant du système immunitaire et comme conservateur. Son usage était très répandu en médecine et en chirurgie avant l’apparition des antibiotiques. Sous sa forme principalement ionique, son apparition est plus récente. Mais les dilutions sont si faibles dit-on qu’il faudrait en consommer des centaines de litres par an pour voir des effets pervers apparaître, une affirmation qui est à prendre avec un grain de sel. Son ingestion n’est pas autorisée dans les pays de l’U.E., probablement pour sauvegarder certains équilibres économiques, la substance n’étant pas brevetable, autant que pour des préoccupations relatives à la santé des consommateurs. Le paradoxe, c’est que l’U.E. n’interdit pas l’ingestion de l’aluminium, qui lui est un toxique avéré pour l’organisme et notamment pour le système nerveux. Un clou chassant l’autre, je dirai que les dégâts causés par une infection non-traitée de Borrelia sont sans commune mesure avec le risque toujours possible d’une rémanence et d’une accumulation des ions d’argent. Rappelons également que la durée du traitement recommandé pour une maladie de Lyme n’est que de quelques mois.

Dans les pays du tiers-monde, mais pas seulement, beaucoup de gens se soignent de maladies infectieuses et parasitaires avec le Dioxyde de Chlore. Bien que son usage fasse régulièrement l’objet de mises en garde véhémentes dans lesquelles on l’assimile à de l’eau de Javel, le produit n’en est pas. L’eau de Javel est de l’Hypochlorite de Sodium (NaClO) à 5 pour cent, une substance corrosive et réactive qui reste toxique à toutes les concentrations. Le Dioxyde de Chlore est un oxydant instable et non toxique pour l’organisme à la concentration utile. Cet oxyde de chlore volatile, dont la formule est ClO2, se trouve naturellement dans l’organisme où il contribue à la chimie de la vie. Il est obtenu synthétiquement en mélangeant quelques gouttes de Chlorite de Sodium (NsClO2) à un catalyseur acide. Après réaction électrochimique, il est consommé dilué dans beaucoup d’eau afin de protéger les reins. Il est dorénavant proposé d’extraire le composé gazeux du mélange initial, par distillation, afin d’isoler la substance active. Cette vidéo en anglais donne une explication du procédé. La durée de vie du Dioxyde de Chlore dans l’organisme est très courte, puisqu’il s’évapore à une température supérieure à 11°C. Contrairement aux antibiotiques habituels, cette substance renforce notre système immunitaire. Les témoignages d’une guérison inespérée de maladies aussi diverses qu’une grippe, un cancer ou un autisme lié à la présence de parasites, sont nombreux. Jim Humble fit la découverte presque fortuite des étonnantes vertus curatives et détoxifiantes de cette substance. Sous la pression des détracteurs, son organisation fut contrainte d’adopter un statut religieux afin d’avoir droit à l’existence. Réprimé mais impossible à contenir en raison d’une notoriété mondiale, l’usage de cette substance s’accompagne d’un succès grandissant, documenté en situations réelles par quelques pionniers dont les conclusions sont enthousiastes. Utilisé à bon escient dans le cadre d’un protocole—ce qui ne va pas de soi en auto-médication, le produit est sûr. Il nous est rappelé que le chlore est naturellement présent en quantité importante dans l’organisme : 120 grammes en moyenne. Selon l’American Chemistry Council, le Dioxyde de Chlore est l’une des substances les plus précieuses qui soient, pour l’humanité. Extrêmement efficace à plus d’un titre, il ne permet pas aux bactéries et virus de développer des résistances comme c’est le cas avec les antibiotiques. Utilisé depuis longtemps dans les systèmes d’assainissement d’eau potable, il a prouvé son efficacité contre une grande variété de pathogènes.

Les détracteurs de la méthode avancent quelques plaintes de personnes pour lesquelles le traitement n’a pas fonctionné, des cas dans lesquels l’agent traitant aurait provoqué un inconfort digestif, une surcharge rénale, et même le cas d’un décès survenu dans des conditions troubles. Avant d’entreprendre toute forme d’auto-médication, il faut s’être très bien informé sur la façon de prendre la substance, sur sa préparation, sur les dilutions et les durées de traitement et également sur les contre-indications. Une forte réaction peut dans de rares cas survenir chez certaines personnes à cause de la nature de leur contamination. Une personne très malade devrait commencer par des doses infimes et les augmenter après s’être assurée qu’elle tolère le produit. Prendre une substance à mauvais escient, qu’il s’agisse d’Aspirine ou de Dioxyde de Chlore, peut s’avérer dangereux. Promouvoir ce produit destiné à la purification de l’eau à des fins médicales reste illégal dans certains pays. Pourtant, et c’est une chose que ses détracteurs passent sous silence, il a permis de guérir des dizaines de milliers de cas de malaria, pratiquement du jour au lendemain et pour quelques centimes seulement. Le Sida répond très bien à cette substance. La maladie de Lyme est un peu plus coriace, mais on peut en venir à bout. Une critique objective se doit de mettre les chiffres en relation. S’il fallait mettre tous les accidents dus à un mauvais usage de l’auto-médication en ballant avec ceux provoqués par des médicaments autorisés, on devrait certainement parler des centaines de milliers de morts que font des médicaments prescrits par des médecins, chaque année à travers le monde. Si vous buvez trop d’eau, vous en mourrez. Toute substance, qu’on la qualifie de naturelle, de médicamenteuse ou simplement de chimique, est toxique à partir d’une certaine concentration. Mettre les bénéfices apportés par son emploi à une concentration précise et pour traiter telle pathologie, en relation avec les risques qu’il fait courir, est le principe même de tout médicament. Pour faire valider un traitement, il faut pouvoir avancer des millions et s’engager dans une procédure très longue et laborieuse. On comprend que ceux qui sont passés par là puissent voir en certains procédés alternatifs une concurrence déloyale. Mais face aux plus de deux cent millions de malades du paludisme dont plus d’un million—des enfants pour la plupart—vont décéder chaque année parce qu’ils n’auront pas eu accès aux médicaments, et maintenant face à la pandémie mondiale de la borréliose de Lyme contre laquelle il n’existe pas de véritable solution médicamenteuse, a t’on le droit moral de persécuter les humanitaires, promoteurs de solutions bon marché et qui semblent porter leurs fruits là où elle sont appliquées? … Il n’en demeure pas moins que lorsqu’on ingère une substance, qu’elle soit estampillée par un organisme de surveillance ou pas et qu’elle ait été prescrite par un médecin ou non, prudence et bon sens doivent rester maîtres de la situation.

 

Se défendre contre une maladie dite “de civilisation” passe par le changement de quelques habitudes.

Si vous-même ou l’un de vos proches êtes atteint d’une maladie de Lyme devenue chronique, il vous faudra vous armer de détermination pour y faire face. Mais ne baissez pas les bras car beaucoup semblent s’en être sortis grâce à des traitements supportés par des méthodes naturelles, par les plantes, les antioxydants et les vitamines, et en revenant à un régime alimentaire hypoallergénique sain et relativement pauvre en sucre qui favorise la reconstitution cellulaire et la bio-régénération. Pour faire front à une maladie aussi récurrente, adopter un mode de vie et d’alimentation sain et régénérateur est primordial. Le succès du traitement repose en grande partie sur le soutien et le renforcement de notre système immunitaire, qui a tendance à être sapé par la bactérie. Beaucoup vantent les mérites du régime crétois, de la diète cétogène ou du régime hypoallergénique du Dr Seignalet. Quelques médecins spécialisés se sont cependant rendu compte que vouloir trop réduire les sucres chez une personne malade n’est pas une bonne idée. Pour se nourrir et se multiplier, les bactéries puisent dans nos réserves de sucre. Lorsque le sucre se fait plus rare, les bactéries vont se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement et elles s’attaqueront en particulier à la gaine de myéline qui telle l’isolant d’un conducteur, protège nos neurones et nos nerfs. Les médicaments de type “statines” ont un effet aggravant sur la maladie. En réduisant la production du cholestérol réparateur, ces médicaments accentuent les dégâts causés par la bactérie. Les antibiotiques ne sont certainement pas inoffensifs, particulièrement lorsqu’un traitement au long cours devient nécessaire, tout comme la consommation d’extraits de plantes et d’autres substances curatives semi-toxiques et irritantes. La bactérie elle-même s’attaque en priorité à notre flore intestinale, ou microbiote, afin d’éliminer la concurrence. Il est d’autant plus important de renforcer la santé de notre intestin qui est le siège de 70 pour cent de nos défenses immunitaires. Dans une vidéo en anglais que vous pourrez trouver sur cette page, sont proposées quelques clés qui vont permettre à notre organisme de mobiliser ses forces vives, puisqu’à la base, notre organisme est conçu pour se débarrasser des pathogènes. Tout commence dans l’intestin, et vous verrez que la recette est délicieuse. La consommation de bouillon d'os fournira des collagènes, qui sont des éléments réparateurs de grande qualité. Car, si la maladie de Lyme n’épargne pas les individus en parfaite santé, elle est également une maladie opportuniste qui affectera davantage les personnes dont l'intestin est érodé par les métaux lourds, les additifs alimentaires, et en raison d’un métabolisme trop acidifiant dû entre autres à une consommation excessive de sucre. Pourquoi, par exemple, beaucoup d’animaux sauvages peuvent-ils vivre avec la borréliose, tandis que ceux qui sont nourris par l’homme: chiens, chats, chevaux, bovins, en souffrent-ils davantage? L’alimentation pourrait faire la différence. Les céréales ajoutées aux farines d’engraissement et aux croquettes pour animaux de compagnie sont des sucres lents, et le sucre est le nerf de la guerre que mènent les Borrelias pour conquérir notre organisme. Elles en raffolent, comme elles raffolent d’autres substances telles que le manganèse. Il faut donc également réduire la consommation d’aliments qui en contiennent. Parmi les aliments riches en manganèse figurent les pâtisseries, les oléagineux comme les noisettes, le soja et l’arachide, l’ananas, les pignons de pin et le pavot, les fruits de mer comme la Saint-Jacques et les moules. Certains compléments minéraux en contiennent en quantité substantielle. Privilégier les aliments riches en potassium tels que les avocats, la pomme de terre, les épinards, la banane. Éviter toutefois l’excès de solanacées (pomme de terre, tomate, aubergine, poivron, paprika, goji), et les abandonner totalement si l’intestin est fragilisé ou enflammé. Il est entré dans nos habitudes d’accompagner notre nourriture de grandes quantités de liquides, de préférence sucrés. Outre un apport malvenu en sucre, cette habitude a pour effet de diluer les sucs gastriques qui sont notre première ligne de défense contre les envahisseurs. Il peut s’ensuivre un manque d’acidité gastrique qui va induire un ralentissement du processus digestif et qui paradoxalement s’accompagnera de reflux acides. Avant de s’engager dans la voie addictive des dangereux et très controversés inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), avec leur effet de rebond, ou des antiacides contenant de l’aluminium, il vaut donc mieux commencer par améliorer ses habitudes alimentaires et entre autres, manger plus léger et pas trop près du coucher, et ne prendre que peu de liquides avec les repas et jamais sous la forme de boissons sucrées. Les meilleurs moments pour se réhydrater sont le matin au lever, durant et après un effort, et à l’heure d’un apéro fraîchement pressé et vitaminé.

Si vous vous êtes jadis intéressé aux travaux des doctoresses Catherine Kousmine, Hulda Clark, ou du docteur Maximilian Bircher, pour ne citer que ces trois pionniers, vous savez déjà que votre santé dépend d’équilibres, notamment au niveau des aliments crus et aliments cuits, lipides et glucides, polluants et détoxifiants, et surtout d’un bon équilibre acido-basique. …Quand votre médecin vous a-t’il suggéré pour la dernière fois de veiller à entretenir un pH qui soit propice à votre organisme? En réalité, si ces quelques notions de base étaient enseignées dans les cours d’économie ménagère et correctement appliquées dans la vie quotidienne, le marché de certains médicaments s’effondrerait et de nombreux médecins et chirurgiens perdraient une part importante de clientèle, ceci étant dit avec le plus grand respect pour nos médecins dont la profession est l’une des plus exigeantes qui soit. La plupart des maladies, cancer compris, se développent en effet dans un terrain trop acide. Cette acidité qui résulte du manque d’oxygénation lié au mode de vie sédentaire, et surtout d’un déséquilibre alimentaire, constitue un terrain propice aux contaminations virales, fongiques et parasitaires. Celles-ci libèrent à leur tour des toxines qui inhibent la production des protéines qui permettent de lutter contre les cellules tumorales. Plusieurs chercheurs et médecins ont tenté de promouvoir des méthodes de soin basées sur ces constatations et qui se sont avérées être réellement capables de guérir définitivement les cancers, en prévenant leurs récidives. Mais le seul fait d'affirmer pouvoir guérir le cancer constituant un délit passible de poursuites judiciaires, tous ont été persécutés par les promoteurs des coûteuses chimiothérapies, qui elles ne guérissent que très rarement le cancer de manière définitive et qui font surtout énormément de dégâts, au point que des médecins se sont insurgés contre un système médicalisé qui finalement, tue davantage que ne tue le cancer. “Certaines prisons n’ont pas de murs, mais des mots. Il faudrait oser de nouvelles approches”, disait très justement la Doctoresse Clark. D’ailleurs, beaucoup considèrent que la maladie s’installe dans un état d’esprit. Si cela est vrai, alors, pour qu’il y ait guérison, il faut qu'il y ait d'abord un changement d’état d’esprit. Malheureusement, il faut bien le dire : le chemin droit qui mène à la guérison est encombré d’obstacles d’ordre ésotéro-mystique, et des investisseurs se sont accaparé le domaine de la santé. Celle-ci constitue désormais une industrie florissante, avec les excès et les intérêts détournés qu’engendrent des enjeux financiers énormes.

Encombrés, nos intestins le sont aussi parfois, qui sont affaiblis par les glutens ajoutés, par les laitages, les antibiotiques vétérinaires, les produits phytosanitaires, les additifs alimentaires, et en raison des pollutions bactériennes, chimiques et aux métaux lourds, également imputables aux interventions médicales et notamment aux procédés utilisés en dentisterie comme l’amalgame au mercure et le traitement de racine ou dévitalisation. Nos dents mortes deviennent alors de véritables bunkers à bactéries et sont le réservoir de nos problèmes de santé futurs : maladies cardiaques, arthrite, cancers, démence. Guérir un cancer du sein peut parfois s’avérer être aussi simple que de se faire enlever les dents dévitalisées ou non saines, et de reconstruire ensuite notre système immunitaire. Même bilan parfois pour des maladies cardiaques. De son côté, le mercure libéré par les amalgames entretient un état d’inflammation de la muqueuse intestinale, ce qu’on appelle: l’intestin poreux, qui l’empêche de jouer son rôle de filtre protecteur, et qui peut à la longue conduire à une maladie de Crohn. Nous sommes soumis à une exposition croissante aux rayonnements électromagnétiques de nos gadgets de communication. Ceux-ci nous fatiguent et peuvent même causer localement des lésions cellulaires et une perméabilité tissulaire, notamment au niveau de la barrière hémato-encéphalique. Des études ont montré que ces rayonnements ont une action sur les bactéries, dont ils augmentent l’activité reproductrice et qu’ils rendent plus virulentes.

Pour une personne malade et soumise à ces facteurs aggravants, ne pas tirer tous azimuts mais trouver les moyens thérapeutiques appropriés représente un véritable parcours du combattant. Grande sera la tentation de relâcher la pression et de laisser les choses se détériorer. Il faut absolument que davantage de médecins et de thérapeutes se forment pour pouvoir encadrer les malades de Lyme et les suivre dans la durée. S’informer pour mieux comprendre ce que vivent les malades et faire admettre la gravité de leur état est un premier pas très important. De tous temps, l’humanité a été touchée par des épidémies naturelles et par des empoisonnements causés par l’imprudence des hommes. Le mot “scandale” devient justifié lorsque des hommes—scientifiques, médecins—, font un déni volontaire sur ce qui est en train de devenir une pandémie inouïe, en campant sur des positions dictées par la législation, afin de permettre à ceux qui sont sensés porter assistance, d’échapper à leurs responsabilités financières. Un stade chronique à la maladie de Lyme n’est toujours pas reconnu. Son traitement au-delà des trois semaines d’antibiotiques initiales représente par conséquent un non-sens médical, et ne sera pas pris en charge. Et quand bien même les malades seraient suivis, ce ne sera pas dans la bonne perspective. Les malades dépersonnalisés par un Lyme chronique sont les rejetés de la médecine classique. Après avoir perdu leur capacité à fonctionner, leurs moyens de subsistance, leurs biens et parfois même leurs proches, beaucoup devront endurer de longues années de souffrance débilitante.

 

Stratégies de guerre et de reconquête.

Les malades, qui à raison, souhaitent se soigner malgré tout, devraient pouvoir disposer d’outils thérapeutiques simples, efficaces et abordables. Pour cela, il faudra bien connaître la bactérie, connaître son mode d’action et comprendre comment la maladie évolue. Une fois qu’elles auront pénétré dans notre organisme, les bactérie vont s’y multiplier à une vitesse variable, selon les conditions qu’elles vont rencontrer, et gagner les zones les plus sensibles de notre organisme comme le cerveau, les nerfs et les muscles. Contrairement à certaines bactéries opportunistes qui seront facilement détectées par le système immunitaire ou qui disparaîtront spontanément lorsque notre organisme aura opéré quelques ajustements, les Borrelias sont là pour s’installer et pour prendre le contrôle de notre organisme, qu’elles vont conquérir en usant de stratégies quasi militaires. Elles vont s'y établir en affirmant leur suprématie par des moyens chimiques. La personne infectée constituant désormais un territoire occupé, les bactéries vont accaparer l’organisme en neutralisant ses défenses afin de piller ses ressources. Elles affectent aussi bien notre psychisme que notre physiologie. Une vie symbiotique avec ce type de bactérie est par conséquent impossible et ne doit pas être envisagé.

La phase initiale de la maladie est constituée par l’infiltration, la phase deux par la prise de contrôle et l’établissement de postes de commandement fortifiés, et la dernière phase est la mise sous tutelle du territoire en vue d’un pillage en règle des ressources et du patrimoine. Le traitement de la maladie comprend lui aussi trois phases importantes qui sont en relation avec l’action des bactéries. Ce sont premièrement : L’éradication, deuxièmement : la détoxification, et troisièmement : la réparation ou régénération organique. Ces étapes vont se chevaucher dans le temps, mais inverser l’ordre des gestes thérapeutiques exposerait à un échec.

 

Déminer le terrain des métaux lourds.

Si vous introduisez des carpes dans un étang, celles ci vont se mettre à remuer le fond en quête de nourriture, et vous pourrez dire adieu à votre étendue d’eau limpide. L’eau chargée en limons va perdre son oxygène et sa vitalité. La bactérie de Lyme émet à notre encontre des substances chimiques toxiques qui s’ajoutent aux effets des métaux lourds et des toxiques environnementaux déjà présents dans notre organisme. Les substances que notre corps aura mis du temps à enkyster pour les rendre inoffensives vont réémerger et contribueront à saper nos défenses immunitaires. Les métaux lourds présents et l’appauvrissement de notre flore intestinale à la suite du traitement antibiotique, vont favoriser la croissance des candidas et d’autres moisissures toxiques. L’état d’inflammation entretenu par cette pollution pourrait permettre à des maladies auto-immunes ou dégénératives de s’installer. Pour rendre à l’étang sa vie et à l’eau sa limpidité, il faut commencer par éliminer les carpes, lorsque cela est possible. Car si leur introduction remonte à un certain nombre d’années, il sera nécessaire de les atteindre dans tous les stades de leur développement, et cette éradication ne pourra se faire que par une synergie de moyens. Introduire des brochets permettra de réduire la population des carpes juvéniles, mais ils laisseront subsister les gros poissons reproducteurs et ils s’attaqueront en revanche aux truites restantes, aux batraciens, aux larves de libellules et même aux canetons. Les antibiotiques agissent de cette façon : On dit que la première fois qu’un enfant est traité avec des antibiotiques pour une otite ou pour une autre infection mineure, son intestin va perdre jusqu’à 400 souches des bactéries protectrices qui constituaient son patrimoine familial. Les probiotiques n’en remplaceront tout au plus qu’une dizaine. Pour rendre au biotope sa vie, il faut le réensemencer en lui restituant son patrimoine. Il faut lui donner les moyens de filtrer son eau et de la réoxygéner, par une abondance de plantes et de vie microscopique. Pour éviter que des parasites tels que vers intestinaux, amibes, mycoplasmes et autres parasites du sang—les “collabos”, ces mollusques opportunistes—ne dévorent au fur et à mesure les jeunes pousses qui tenteraient de reprendre vie, on peut faire de courtes cures antiparasitaires sous la conduite d’un praticien avec l’extrait de noyer noir, l’absinthe, le girofle, le pépin de pamplemousse, l’huile d’origan ou la feuille d’olivier. La graine de fenouil, ou une teinture de type Iberogast®, favorise la flore intestinale utile tout en soignant l’inflammation et en réduisant les mauvaises fermentations. Les bonnes bactéries préfèrent un milieu neutre alors que les mauvaises bactéries prolifèrent en milieu acide. Si le corps présente trop d’acidité, un apport régulier en minéraux, ou en bicarbonate de soude mélangé à du vinaigre de cidre, peuvent aider à neutraliser son pH. Mais la façon la plus naturelle de créer cet équilibre passe par l’alimentation, en évitant les excès de sucre, de pain et de viande grasse, et en mangeant fruits et légumes crus. L’oxygénation par la respiration et l’exercice sont une autre façon de préserver cet équilibre. Un apport en probiotiques et en enzymes peut s’avérer très bénéfique à la digestion. Il ne faut pas avoir peur de consommer des préparations de fruits et de légumes bios fermentés, du kéfir, ou pourquoi pas, des dosettes de probiotiques vendues en grandes surfaces. Un apport en probiotiques et en enzymes peut s’avérer être très bénéfique à la digestion. Remettre notre petit monde microbien au travail, va permettre à notre organisme de se remettre à fonctionner en rétablissant ses défenses immunitaires. Il pourra bientôt se régénérer de lui-même en nous apporter une protection suffisante. Lorsqu’un moteur tourne à un bon régime, il est capable de broyer les grains de sable qui s’introduiraient dans ses rouages.

Ce qui suit maintenant ne constitue pas une solution idéale, puisque la méthode s’appuie sur une substance bactéricide à large spectre. Je citerai néanmoins ce médecin qui explique comment il s’est lui-même guéri d’une maladie de Lyme, apparue alors qu’il était «porteur sain», grâce à l’argent colloïdal et à quelques substances détoxifiantes simples, comme l’ail et l’oignon, l’extrait de feuilles d’olivier et la chlorella. La chlorella est une algue très riche en minéraux et en vitamines, mais elle est surtout intéressante pour ses propriétés chélatrices. Elle a la particularité de déloger les molécules de métaux lourds en se liant à ces dernières, permettant ainsi leur expulsion par les émonctoires comme les reins, le foie et l’intestin. Si vous avez beaucoup d’amalgames dentaires et êtes fortement intoxiqué par le mercure, prendre ne serait-ce que la valeur d’un grain de riz de chlorella pourrait vous rendre très malade. Vous pourriez ressentir une forte nausée deux à trois heures après la prise. Des maux de tête suivraient qui peuvent durer un à deux jours avec parfois l’impression d’être dans un brouillard mental. C’est d’ailleurs une façon très efficace bien qu’un peu douloureuse de se tester pour les métaux lourds. Certains affirment que pour éviter les désagréments tels que vomissements, diarrhée et maux de tête, il est nécessaire de prendre beaucoup de chlorella au début: jusqu’à 60 comprimés le premier jour, en buvant beaucoup d’eau pour favoriser le travail des reins. Tous les métaux relâchés par l’organisme sont alors captés par la chlorella et se retrouvent dans l’urine, et surtout dans l’intestin dont ils doivent impérativement être évacués activement, par exemple en consommant des fibres comme du psyllium et en prenant du charbon activé quelques heures après la chlorella. J’accorderai à cette méthode héroïque le bénéfice du doute, en insistant sur le fait qu’elle ne conviendra qu’à des personnes en relativement bonne santé et dont l’intoxication est faible à modérée. Si vous supportez la chlorella, je peux alors vous encourager à poursuivre un traitement de fond qui vous sera bénéfique. Prendre quotidiennement quatre comprimés de chlorella au cours d’un repas constitue l’assurance d’une excellente protection contre les métaux-lourds et contre une variété d’autres toxiques. Ce traitement m’a été bénéfique dans le passé, mais entretemps, mon niveau de mercure s’est élevé au point que je ne ne peux plus l’envisager. Il faut également savoir que la qualité de la chlorella dépend de l’eau dans laquelle elle a été cultivée. Si la chlorella est chargée en métaux lourd, le remède pourrait alors être pire que le mal.

Si vous devez vous détoxifier des métaux lourds, il existe diverses options qui pourraient vous convenir ou pas, selon vos critères individuels. D’où l’importance de bien vous renseigner au préalable et de vous faire suivre par un thérapeute qualifié. Dans certains cas, une détoxification mercurielle par des chélations sous la forme d’injections intraveineuses peut être envisagée, parfois judicieusement complétées d’une auto-hémothérapie visant à booster la production des macrophages. Ces chélations chimiques ont sauvé la vie à des personnes très contaminées, mais elles restent cependant controversées du fait des effets drainant non sélectifs et qui peuvent conduire à une déminéralisation. Plusieurs produits sont utilisés, mais la solution chimique la plus sûre est le DMSA (Acide dimercaptosuccinique), un composé soufré utilisé depuis plus de 50 ans et qui peut être pris oralement. Si vous avez souffert des métaux lourds au point d’avoir développé une maladie dégénérative, il est important de savoir qu’il existe un risque d’aggravation à vouloir remuer les métaux lourds par la chélation, qu’elle soit chimique, ou naturelle par le protocole chlorella, ail des ours et coriandre. Avant d’introduire des chélateurs, il faudrait entreprendre une cure de reminéralisation et de correction des carences, et ce plusieurs semaines au préalable. Francine LEHNER, pharmacienne à une époque où le mercure était encore la panacée des préparations pharmaceutiques, fut à l’origine de mises en garde radicales sur l’intoxication aux métaux lourds. Ses découvertes furent saluées et reprises par d’autres écrivains, médecins et thérapeutes. Elle connait bien le problème de l’intoxication mercurielle puisqu’elle et ses enfants en ont été les victimes. Il lui a fallu découvrir, sur le tas, comment se sauver pour ensuite sauver sa famille. Elle met également en garde contre les dangers d’une évacuation trop rapide des métaux lourds. De nombreuses personnes ont connu de graves problèmes de santé après avoir entrepris de faire éliminer leurs amalgames au mercure. Cette décontamination doit absolument être réalisée selon une procédure contraignante et rigoureuse, que négligent la plupart des dentistes.

Cette autre page (PDF) propose la base d’un protocole qui, bien que je ne sois pas qualifié pour en juger, me semble assez complet et équilibré. Une formule encore plus douce et certainement efficace à plus d’un titre, puisqu’elle fait appel aux capacités de régénération de notre organisme, est celle qui est proposée par le nutritionniste génial Thierry CASASNOVAS. La voie que je vais maintenant tenter est celle d’une chélation douce supplémentée, mais sans chlorella. Pour une personne qui comme moi porte encore de nombreux amalgames dentaires et les stigmates de plus d’un demi siècle d’un empoisonnement progressif au mercure, une chélation douce sur le très long terme semble être un choix judicieux. J’avais au préalable tenté à plusieurs reprises la chlorella, à des dosages variés, et qui chaque fois s’était avérée être désastreuse, probablement en raison de mon niveau de contamination. Ne supportant pas davantage les jus crus de certains légumes salvateurs riches en thiols, ces composés organo-sulfurés qui ont la propriété de se lier au mercure, je tente maintenant d’aborder le problème en prenant un peu de DMSA sur de courtes périodes, et un traitement de fond à base de NAC et d’ALA, en supplémentant les vitamines D3, B et C, l’huile de Krill et quelques antioxydants choisis, ainsi que la Sylimarine pour détoxifier et soutenir le foie, tout en travaillant parallèlement à ma santé intestinale par un apport d’enzymes digestives et en restreignant la consommation d’aliments propices à une inflammation. La N-Acétil-L-Cystéine (NAC) est le précurseur du Glutathion qui est lui-même le roi des chélateurs et des antioxydants fabriqués par notre organisme. La NAC est en outre un antibactérien efficace pour lutter contre les biofilms de certaines bactéries. L’Acide Alpha-Lipoïque (ALA) est un acide gras essentiel qui est soluble à la fois dans l’eau et dans les lipides. Il favorise la formation du Glutathion et optimise son action nettoyante et chélatrice au niveau des organes, et en particulier au niveau du cerveau. On peut également le prendre sous une forme plus bio-disponible qui est le sodium R-lipoate. Il y a parfois confusion entre le Glutathion, qui est un acide aminé antioxydant nécessaire à de nombreuses transformations, et l’additif alimentaire Glutamate monosodique, un exhausteur de goût relativement toxique. Fermons ici cette parenthèse sur les métaux lourds pour revenir au traitement de la maladie de Lyme.

Nota bene: Après avoir pris la NAC et l’ALA pendant quelques jours, je me suis aperçu que l’effet bactéricide de l’argent ionico-colloïdal diminuait en proportion. J’ai également constaté cet effet suite à des injections de Glutathion. Il m’a paru judicieux d’interrompre ces apports qui ont un effet chélateur, afin d’optimiser le traitement bactéricide. L’explication de cette probable interaction est avancée plus bas.

 

Mes propres essais thérapeutiques.

Puisque j’avais été enterré vivant par la médecine officielle qui m’avait laissé seul pour faire face à une maladie de Lyme récurrente, j’ai fait deux choses: J’ai commencé à prendre l’argent ionico-colloïdal, et j’ai fait de courtes séances de Zappeur de Beck. En l’espace de trois jours à peine d’une prise de quelques cuillerées d’Ag-IC et de séances de 20 minutes de zappeur quotidiennes, les symptômes ont régressé d’une façon spectaculaire. Quelques picotements sont survenus à certains moments de la journée pour me rappeler de poursuivre le traitement, mais des forces me sont rapidement revenues et le découragement a maintenant cédé à l’espoir. C’est un traitement auquel je me soumets à mes risques et en prenant soin de le soutenir par les apports vitaminés évoqués plus haut. Il est vrai que tout ceci reste empirique et expérimental. Mais se voir sombrer dans une maladie de Lyme chronique est une bien triste perspective. Il y a des situations où l’on doit tenter ce qui nous semble être le plus judicieux, pour sauver sa vie. Si l’effet positif se poursuit, et je veux y croire, j’espère être tiré d’affaire d’ici à quelques mois. En présence d’un Lyme avancé, le traitement doit en effet être poursuivi plusieurs mois durant et jusqu’à bien après la disparition complète des symptômes, afin d’éloigner le risque d’une surinfection.

Chaque forme de traitement a ses avantages et ses inconvénients. Les micro-courants électriques sont utiles pour purifier le sang de nombre de parasites et de bactéries pathogènes sans l’utilisation de chimie ou d’antibiotiques. Mais ils ont la particularité de mobiliser les ions métalliques présents dans l’organisme, par électrophorèse, contribuant également à l’oxydation et à la toxicité des amalgames présents en bouche. C’est un peu le serpent qui se mord la queue. Aussi est-il prudent de ne pas prolonger cette forme de traitement au-delà de ce qui est strictement nécessaire. Je lui substitue maintenant un mélange d’huiles essentielles. L’argent quant à lui ne devrait être que peu toxique au dosage recommandé. Mais il s’agit néanmoins d’une substance bactéricide qui tue certains micro-organisme utiles et notamment au niveau de la flore intestinale. Et comment évaluer le risque d’un effet cumulatif avec les autres métaux déjà fortement présents et d’une difficulté accrue à les excréter? Il se pourrait aussi que je doive bientôt constater un plafond à son efficacité, comme ce fut le cas avec la Doxycline. Dans ce cas, j’interromprai ce traitement pour tenter un traitement à base de Dioxyde de Chlore en synergie avec des plantes, probablement avec Borrelogen® et Limogen®.

Autre remarque importante concernant l’argent ionico-colloïdal et les antioxydants: J’ai remarqué une forte baisse de l’efficacité bactéricide de l’argent lorsqu’on prend de la Cystéine (NAC), et j’ai subi une récidive de la maladie suite à des injections de Glutathion. L’explication que j’ai fini par découvrir réside dans leur principe même. Un article de Wikipedia mentionne que «le Glutathion est vital pour détoxifier les métaux lourds tels que le mercure, le plomb et le cadmium, et plusieurs autres polluants. Le groupement thiol réagit avec les sels de ces métaux lourds en créant avec eux une liaison soufre-métal très forte pour qu’ils soient ensuite excrétés sans causer de dommages à l’organisme, hormis la perte de Glutathion et une légère acidification». Or, puisque l’argent agit à l’encontre des bactéries en se liant aux thiols présents dans leurs membranes cellulaires, c’est à dire par un processus d’oxydation, ce même principe se trouve être contrecarré par ces chélateurs très riches en thiols qui sont des antioxydants. Il fallait donc alterner ces traitements et ne pas les prendre simultanément. Les mêmes précautions semblent devoir concerner d’autres antioxydants, comme la Vitamine C et le café.

 

Une pandémie désormais imparable.

Après avoir fait des ravages aux États-Unis, où l’on estime que le nombre de personnes infectées annuellement approche les quatre cent mille, la borréliose s’étend maintenant en Europe où l’on recense officiellement deux cent mille nouveaux cas par an. Mais sachant qu’une grande partie des personnes infectées ne seront pas diagnostiquées, des chercheurs indépendants estiment que le chiffre réel dépasse le million de part et d’autre de l’Atlantique. L’Allemagne compte à elle seule plus d’un million de malades de Lyme. La Suisse figure en bonne place au triste palmarès, puisqu’après l’Autriche, elle est le pays le plus contaminé. Dans les forêts vaudoises de basse et moyenne altitude, le taux de tiques contaminées par la borréliose est par endroits extrêmement élevé. Pour ne pas avoir à se priver du plaisir des sorties en forêt, mieux vaut donc savoir comment se protéger et protéger ses enfants, et rester bien informé sur la marche à suivre en cas de morsure malencontreuse. Nous devons également nous préparer à faire face à cette autre maladie transmise par les tiques: la Méningo-encéphalite à tiques (FSME). Il ne s’agit plus là d’une bactérie mais d’un virus. Je ne pense pas avoir été touché par ce virus pour le moment, mais la maladie fait irruption dans nos régions. Le virus provoque fièvre et forts maux de têtes. Il semble que l’on en guérisse spontanément comme d’une mauvaise grippe, mais après quelques mois et non sans avoir subi des lésions parfois permanentes du système nerveux. Lors de ma dernière visite au Centre Hospitalier Universitaire, les médecins m’ont averti de l’arrivée en force de cette maladie sur le pourtour lémanique et m’ont vivement recommandé la vaccination.

Cette carte montre les régions du globe où Borrelia Burgdorferi est actuellement endémique. Mais les animaux, et notamment les oiseaux qui véhiculent la tique, ne s’arrêtent pas aux frontières. On ne doit pas non plus s’attendre à ce que les tiques des régions encore exemptes de Borrelia Burgdorferi ne soient pas dangereuses. Ces zones se rétrécissent d’ailleurs comme peau de chagrin alors que la pandémie se répand à une vitesse extrêmement inquiétante. La borréliose n’est en réalité qu’une facette du problème des maladies infectieuses à tiques. Les tiques du monde peuvent être porteuses de plusieurs dizaines de maladies différentes. Dans certaines régions d’Australie par exemple, la tique peut transmettre une paralysie par sa salive qui peut aussi être la cause d’un choc anaphylactique lors de la consommation subséquente de produits carnés. Sur la côte Est des États-Unis sévit maintenant le virus de Powassan, qui provoque une forme d’encéphalite parfois mortelle. Mais pourquoi cette soudaine explosion à l’échelle mondiale, des maladies à tiques, un peu à l’instar d’une des plaies de l’Égypte ancienne? S’agirait-il d’un nouveau fléau apocalyptique? Et pourquoi parle-t-on si peu d’une épidémie que certains qualifient à juste titre de silencieuse? Punition divine ou conséquence inévitable d’une destruction inconsidérée des fragiles équilibres de la planète? On peut bien sûr songer à l’éventualité d’une dissémination accidentelle de tiques porteuses de bactéries développées à des fins militaires, ou même volontaire par des organismes mal intentionnés travaillant au complot mondial visant à la décimation de l'humanité, ce qui expliquerait la frilosité des autorités à vouloir se saisir du problème, et par voie de conséquences, certaines interventions contre-productives de l'ordre des médecins. Mais on pense surtout que l'action de l'homme industriel sur les biotopes, avec la disparition des amphibiens qui sont les prédateurs de la tique, la prolifération des rongeurs favorisée d’une part par la nouvelle gestion forestière, mais aussi par la raréfaction des rapaces et des petits carnivores, les nombreux déplacements de personnes avec leurs animaux d’une région vers une autre, les migrations de certains oiseaux vecteurs de la tique, et également le réchauffement du climat et les hivers moins rigoureux, ont favorisé l’expansion de ces arthropodes.

 

La tique: une coriace.

Une anecdote montre combien les tiques sont, à l’instar des micro-organismes qu’elle transportent, des animaux coriaces et opiniâtres. Deux tiques m’avaient mordu. Ne sachant comment procéder, je les avais placées dans une petite boîte à film transparente avec une goutte d’eau sur un papier buvard. Quelques semaines plus tard, constatant qu’elles m’avaient bel et bien transmis la borréliose, je les ai emmenées avec moi au service des urgences—c’était il y a cinq ans, lorsque les média ont commencé à informer le public de l’émergence de cette maladie. Je m’imaginais qu’on pratiquait des analyses sur les tiques pour savoir de quoi elles vous avaient infecté. En me voyant exhiber mes voraces, les médecins des urgences du CHUV ont roulé de gros yeux et m’ont prié de les emporter. J’ai ensuite déposé la petite boîte étanche à l’ombre, à l’extérieur de ma fenêtre, curieux de découvrir combien de temps elle survivraient. L’année suivante, voyant qu’elles étaient encore très alertes après un hiver et quatorze mois sans nourriture et sans air, j’ai décidé de m’en débarrasser. Mais pendant que je réglais son sort à la première, la seconde s’était comme volatilisée. La bougresse n’était pas bien grosse et il me fut impossible de la retrouver… Si pourtant, le lendemain matin en prenant ma douche. Je vous laisse imaginer la consternation qui fut la mienne en voyant bientôt l’auréole redoutée apparaître à l’endroit où elle m’avait mordu…

 

Chaque guérison commence par une décision.

Pour terminer—mais j’aurais sans doute dû commencer par là : ayons recours à la prière afin de renforcer notre esprit pour pouvoir ensuite revendiquer notre guérison. Après avoir lu cette page, vous pourriez considérer la maladie comme une chose effrayante. Elle le sera d’autant plus si nous lui accordons le pouvoir de nous effrayer. Mais la bonne nouvelle, c’est que notre Créateur nous a donné la domination sur la Terre, et sur tout ce qu’elle renferme! L’homme qui est en possession de son intégrité spirituelle, a le pouvoir de se relever de lui-même de toute atteinte dans sa santé. Car, comme il est écrit dans le Livre des Proverbes, 18:14: «L’esprit de l’homme le soutient dans la maladie.» Seulement, nous ne savons parfois que trop bien que nous avons perdu cette intégrité. Le texte continue ainsi: «Mais celui qui a l’esprit brisé, qui va le supporter?» Eh bien, précisément: c’est ici que l'amour du Christ intervient. Car dans l’absolu, le Christ nous a acquis la guérison de nos maladies et de nos infirmités en mourant pour nous sur la croix. Ésaie l’avait prophétisé : «Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.» (Ésaie 53)

Pour recevoir la guérison surnaturelle, c’est à dire celle qui n’implique aucun moyen terrestre mais qui fait appel au pouvoir rédempteur—c’est à dire réparateur—, qui est l’un des attributs de l’Esprit Créateur de toute vie et qui se manifeste à nous au travers du Saint-Esprit, il nous suffirait en réalité de revendiquer cette guérison en ayant une foi entière dans le fait que le Christ nous l’a acquise de droit et d’une manière inaliénable. Jésus a passé trois ans à tenter d’inculquer cette notion aux hommes. «Crois simplement et tu verras la gloire de Dieu!» «Vraiment, je vous l’assure, si vous aviez de la foi, même si elle n’était pas plus grosse qu’une graine de moutarde, vous pourriez commander à cette montagne: Déplace-toi d’ici jusque là-bas, et elle le ferait. Rien ne vous serait impossible.» Jean 11, Matthieu 17. En versant son sang lors de sa mort sacrificielle, Jésus a scellé ses promesses envers nous en signant un plein carnet de chèques en blanc auprès de la banque du Ciel, qu’il nous a ensuite offert. «Car le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez et que vous avez cru que je suis venu de Dieu». Jacques, le frère de Jésus, disait plus tard: «Si quelqu’un manque de cette sagesse à nulle autre comparable, qu’il la demande à Dieu. …Mais qu’il la demande sans douter!» Jacques 1. Et Jésus promet encore: «Vraiment, je vous l’assure: celui qui croit en moi accomplira les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes parce que je vais auprès du Père.  Et quoi que ce soit que vous demandiez en mon nom, je le réaliserai pour que la gloire du Père soit manifestée par le Fils.  Je le répète: si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.» Jean 14

Je ne le sais que trop bien: il est difficile de croire au point de recevoir. Alors nous poursuivons un destin parallèle, dans lequel nous nous tournons vers des fontaines sans eau. La religiosité à laquelle nous nous sommes habitués est le doute élevé en dieu, une dimension dans laquelle nous ne sommes plus des fils, mais des mendiants. La tiédeur—ou le coeur partagé—est une chose que Dieu a en horreur. Cette tiédeur nous éloigne de son caractère et nous vole à la fois ses promesses et notre destinée. Mais nous pourrions cultiver avec Dieu une réelle amitié! J’aime d’ailleurs beaucoup la façon dont cet homme —un autre amoureux des arbres— en témoigne. «Fais de Dieu tes délices, et il te donnera ce que ton coeur désire». «L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent». Si nous apprenions à mieux connaître ce Père aimant au caractère passionné, nous pourrions trouver «la guérison sous ses ailes», et pas juste celle de notre corps mais celle de notre être tout entier. Recevons-là, puisque c’est son voeu le plus cher, et revendiquons-là également pour notre pays. Car, même si ceci constitue le grand défi d'une vie et un état dans lequel on entre par la repentance, je suis convaincu que de la foi au Fils de Dieu va émerger une puissance qui va nous permettre de relever les nombreux et grands défis qui vont être suscités par ce 21e siècle.



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